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Marché immobilier: Montréal a le vent dans les voiles

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Photo Archives / Agence QMI

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Le marché immobilier montréalais continue sur sa lancée, surpassant même, depuis le début de l’année, les villes de Vancouver et de Toronto pour établir un nouveau record avec un taux d’appréciation de 5,5 % du prix de l’agrégat dans le Grand Montréal et de 8,1 % dans la métropole, par rapport au 1er trimestre de 2018.

Le prix de l’agrégat, qui est calculé à partir de la moyenne pondérée de la valeur médiane de trois types de propriétés – maisons à deux étages, maisons plain-pied et copropriétés –, s’est fixé à 406 332 $ au 1er trimestre dans le Grand Montréal.

Selon les données de l’étude sur le prix des maisons de Royal LePage rendue publique jeudi, l’agrégat du prix des maisons dans le Grand Montréal a été supérieur à 4 %, d’une année à l’autre, pour une 11e hausse consécutive.

C’est notamment la vigueur de l’économie, le bas taux de chômage, l’attraction des jeunes, la présence d’une main-d’œuvre qualifiée dans les secteurs technologiques et l’arrivée d’acheteurs étrangers qui expliquent cette performance enviable du Grand Montréal.

«Sacrée championne des villes canadiennes de la croissance économique par le Conference Board en fin d’année 2018, Montréal est une ville de plus en plus milléniale», a indiqué Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général de Royal LePage pour la région du Québec.

«La santé économique de la ville crée par ailleurs une demande accrue de ces jeunes acheteurs qui génèrent beaucoup de demandes sur le marché du condo et continuent de dynamiser les tendances du marché [...]», a-t-il poursuivi.

Le Grand Toronto a enregistré au cours des trois premiers mois de 2019 une hausse du prix de l’agrégat de 3,4 %, alors que Vancouver a encaissé un recul de 1,5 %. Les prix de l’agrégat demeurent toutefois largement supérieurs à Toronto (836 425 $) et à Vancouver (1 239 306 $) par rapport à Montréal.

«Contrairement à plusieurs autres marchés canadiens qui ont affiché un ralentissement des activités et des prix, le marché de la région du Grand Montréal est demeuré infatigable ce trimestre malgré les aléas du rude hiver», a dit M. St-Pierre.

«Lors du quatrième trimestre 2018, nous étions sous l’impression que le rythme de croissance des prix et des ventes s’adoucirait en amorçant 2019, mais Montréal fait encore une fois mentir les pronostics, a-t-il ajouté, en précisant que le premier trimestre de 2019 a été «performant, si bien que l’écart entre le marché montréalais et torontois se resserre même un peu».

Un bond de 6,4 % pour les maisons à deux étages

Ce sont les maisons à deux étages, de plus en plus rares sur le marché, qui ont enregistré la hausse la plus significative au 1er trimestre, avec 6,4 % par rapport à 2018, pour atteindre un prix médian de 514 412 $.

Les maisons du centre de Montréal et de la Rive-Sud ont connu les augmentations de valeur les plus notables, avec une hausse respective de 11,8 % (739 032 $) et de 7,2 % (462 497 $).

Les copropriétés continuent elles aussi d’être populaires, avec une croissance de 5,2 % de leur valeur au premier trimestre par rapport à celui de l’an dernier.

Le prix médian de ce segment a atteint 328 488 $ dans le Grand Montréal et 396 942 $ dans le centre de Montréal. L’est de Montréal (8,3 %), la Rive-Nord (6,9 %) et la Rive-Sud (6,4 %) dominent pour le taux d’appréciation des condos, le centre de Montréal demeurant stable (4 %) et l’ouest étant la seule à reculer (-2,8 %).

Les maisons plain-pied ont maintenant une valeur médiane de 316 159 $ à l’échelle régionale, en hausse de 3,7 % par rapport aux trois premiers mois de l’an dernier.

«La forte demande, jumelée à un inventaire toujours à la baisse, risque de maintenir les prix à la hausse, ce qui devrait finir par tempérer légèrement l’augmentation des ventes pour le reste de l’année», a indiqué la firme immobilière.

Les logements sociaux vont aussi contribuer aux hausses de prix, d’après Royal LePage. L’administration de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, entend fixer à 20 % la proportion de logements sociaux et familiaux dans les constructions de 100 unités et plus.

Ces décisions «risquent elles aussi de faire augmenter le prix du pied carré pour les logements attenants proposés à la vente, ce qui pourrait freiner tant la demande que l’offre et même avoir un impact sur le marché de la revente», écrit Royal LePage, en se réjouissant en revanche des mesures du dernier budget fédéral favorisant les premiers acheteurs.