/24m/transports
Navigation

Selon deux élus: il y a assez de policiers dans le métro

Selon deux élus: il y a assez de policiers dans le métro
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL | La population ne souhaite pas que des constables spéciaux disposant de plus de droits que les inspecteurs patrouillent dans le métro, estiment des élus qui ont exigé une enquête indépendante après une intervention musclée survenue au début du mois de mars.

Le conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM) a voté mercredi une motion visant à accélérer l’obtention pour leurs inspecteurs du statut de constables spéciaux, qui augmenterait leur pouvoir d’action et qui les rendrait plus imputables en les assujettissant au Comité de déontologie policière.

Cette décision survient à peine un mois après la diffusion sur internet d’une vidéo montrant un jeune homme couché par terre sur le quai de la station de métro Villa-Maria qui se faisait frapper à coups de bâton par deux inspecteurs de la STM.

La STM a analysé le dossier à l’interne et jugé que ses inspecteurs avaient agi selon le protocole, alors que des élus et des organismes ont uni leurs voix pour réclamer une enquête indépendante.

Selon Marvin Rotrand, conseiller indépendant qui a été sur le CA de la STM pendant 17 ans, c’est plutôt un meilleur mécanisme de traitement des plaintes qui aurait dû être mis en place.

«Ce que les gens veulent, ce n’est pas plus de policiers dans le métro, c’est un système de contrôle transparent, ouvert et auquel ils peuvent faire confiance, qui n’est pas à huis clos», a-t-il dit, ajoutant qu’il juge que le métro est un endroit très sécuritaire.

«On n’a pas besoin que les gens qui vérifient si on a payé notre passage soient des policiers. On a déjà des agents du SPVM qui sont dans le système de métro, on ne va pas rajouter une autre couche de policiers», a renchéri le chef de l’opposition à l’hôtel de ville, Lionel Perez.

Le président de la STM, Philippe Schnobb, a affirmé qu’il n’était pas question que l’armement des inspecteurs augmente s’ils deviennent des constables spéciaux, un discours qui ne rassure pas totalement M. Rotrand.

«Je crois que la possibilité qu’ils puissent demander de changer leur armement dans le futur, après deux ans par exemple, est bien réelle», a-t-il souligné.