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Le Canadien vient de servir un avertissement

Lightning c. Canadiens
Photo Martin Chevalier À l’instar de ses coéquipiers du Tricolore, Artturi Lehkonen a offert du jeu inspiré face au Lightning, mardi.

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D’accord, au classement, les p’tits gars du Centre Bell ont fait du surplace. Ils sont toujours au neuvième rang, cette fois-ci derrière les Blue Jackets de Columbus, les deux équipes ayant accumulé 94 points. Au bris d’égalité, les Blue Jackets gagnent.

Mais sur le plan de la détermination, de l’exécution et surtout de l’engagement de chacun des membres de la formation, le Canadien vient de servir un avertissement.

Samedi, les patineurs du Tricolore ont surclassé une formation que plusieurs voient comme les futurs champions, les Jets de Winnipeg.

Mardi, ils n’ont démontré aucun complexe d’infériorité face à une équipe qui a récolté 30 points de plus cette saison. Au contraire, si le Lightning doit affronter le Tricolore lors du premier tour du tournoi printanier, il a reçu un sévère avertissement.

Quand l’adversaire inscrit 45 tirs et tente 92 tirs pendant le match et que le Lightning sollicite Carey Price 24 fois alors qu’il tente de diriger 52 tirs vers la cible au cours de la rencontre, il y a de quoi s’inquiéter.

Bon, on dira qu’Andrei Vasilevskiy n’était pas devant le filet. Que Victor Hedman, l’un des trois meilleurs défenseurs de la ligue, est sur la touche en raison d’une blessure au haut du corps. Il n’en demeure pas moins que Nikita Kucherov a été menaçant en deux occasions, pas plus. Que Steven Stamkos n’a inquiété Price que deux fois, pas plus.

Ça résume bien la performance sans bavure du Canadien.

L’adversité

Il ne s’est jamais laissé distraire par l’adversité, au contraire. Il a réagi avec une détermination qui anime habituellement les équipes dont les actions sont menées par un groupe bien uni et qui lutte pour sa survie. Le premier but du match aurait pu avoir des conséquences sur l’issue de la rencontre. Au contraire, il a stimulé la troupe.

En l’espace de quatre jours, le Canadien a défait (7 buts contre 3) les deux équipes que les observateurs, du moins la plupart, ont choisies pour s’affronter en grande finale de la Coupe Stanley.

Je vous rappelle que les quatre derniers matchs devaient couler le Tricolore. On ne pouvait concevoir qu’il parviendrait à échapper à la logique. Pourtant, il a transformé l’impensable en une réalité qui fait rêver les partisans.

Après tout, ce n’est pas terminé. Les p’tits gars sont dans le coup plus que jamais.

Et le plus étonnant, c’est qu’ils sont dominants.

Ils exploitent leur plus grande qualité, la rapidité, en y ajoutant le goût de la compétition à tous les plans. Pour l’adversaire, quel piège doit-on utiliser pour neutraliser cette vitesse ? Chercher à plonger le Canadien dans l’indiscipline.

Mardi, le Tricolore avait un élément dans le plan de match qui allait avoir un impact majeur sur le résultat : éviter le banc des pénalités. Enlever au Lightning ce qu’il possède de plus précieux, son attaque à cinq. Une seule fois, les champions de la saison ont pu travailler avec un homme en plus.

Sur la ligne

À la lumière du match de mardi, le scénario final subit des modifications tous les jours. Quant aux statistiques, je vous le précisais, le Canadien doit absolument devancer ou les Blue Jackets, ou les Hurricanes, et oui, les Penguins, qui ont subi la défaite à Detroit, mardi.

Les Penguins ont 97 points, deux de plus que les Hurricanes, et trois de plus que le Canadien et les Blue Jackets.

Le chiffre magique pour accéder aux séries éliminatoires sera de 98 points, à moins que deux équipes ne s’effondrent d’ici samedi.

Claude Julien et sa troupe n’ont pas à regarder au tableau d’affichage. Ils savent très bien que cette mission prendra fin samedi contre les Maple Leafs de Toronto, à la condition que demain, à Washington, ils battent les Capitals.

C’est un cliché, mais c’est la saison du Canadien qui sera sur la ligne. Une défaite ferait sourire les Blue Jackets, qui termineront la saison à New York contre les Rangers et à Ottawa contre les Senateurs.

Les Hurricanes ? Pendant que le Canadien luttera pour sa survie ce soir, ils accueilleront les Devils du New Jersey, l’une des pires formations de la ligue.

Jusqu’à maintenant, les p’tits gars du Centre Bell donnent à cette fin de saison tout le lustre qu’espère le consommateur.

Et à la lumière des résultats obtenus jusqu’à maintenant, ils donnent encore plus d’impact à l’étude qu’entendent faire les directeurs généraux et les propriétaires sur la formule des séries éliminatoires.

Une équipe de l’Association de l’Est risque de rater les séries avec 98 points. Imaginez, 98 points, alors que la dernière formation qualifiée dans l’Association de l’Ouest pourrait compléter la saison avec un maximum de 92 points.

La différence

Il y a quelques jours à peine, il y avait une forte possibilité que les Coyotes de l’Arizona et Alex Galchenyuk participent aux séries éliminatoires, alors que les chances du Canadien s’amenuisaient.

Mais c’était il y a deux semaines. Aujourd’hui, le Tricolore est toujours dans la course alors que les Coyotes, en s’inclinant

3 à 1devant les Kings mardi, se retrouvent à quatre points de l’Avalanche du Colorado avec deux matchs à disputer. Les Coyotes ont une victoire de plus au compteur...

Ça n’a pas été une grande soirée pour Galchenyuk : temps d’utilisation total de 13 min 23s, 8 min 56 s à égalité numérique, trois tirs et zéro point.

Se méfier

Pendant ce temps, Max Domi marquait un but, dirigeait cinq tirs sur Edward Pasquale et son temps d’utilisation était de 16 min 25 s, dont 14 min 9 s à égalité numérique.

C’est Marc Bergevin qui doit se frotter les mains en guise de satisfaction.

La victoire des Kings, qui ont 69 points au classement, démontre clairement qu’on doit toujours se méfier des formations éliminées.

Les Red Wings ont battu les Bruins dimanche et les Penguins mardi. Ils ont six victoires d’affilée. Les Sénateurs ont défait les Leafs samedi. Et la semaine dernière, les Rangers surprenaient les Blues.