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L’espoir ne tient plus qu’à un fil

L’espoir ne tient plus qu’à un fil
Photo AFP

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WASHINGTON | Nous voilà revenus en mode panique, celle qui vous fait vous ronger les ongles jusqu’au sang, chers partisans.

Tout peut prendre fin ce soir avec une victoire des Blue Jackets, et l’aiguille sera à GOLF ! Ainsi va la vie quand on échappe des petits points ici et là au cours d’une longue saison.

Vous vous rappelez cette avance de 3 à 0 un samedi soir coast to coast à Toronto ? Les Maple Leafs l’avaient emporté 6 à 3. Ouch ! Ça fait encore plus mal aujourd’hui.

C’est probablement tout ça qui trottait dans la tête des joueurs après la défaite. L’accès au vestiaire a été plus long que d’habitude. Les joueurs amenaient leurs poches de hockey sur un chariot dans le corridor où l’on attendait, puis se retiraient dans le vestiaire, la déception accrochée au visage.

Le directeur général Marc Bergevin est allé faire un tour. Il leur a sûrement répété qu’ils pouvaient être fiers de l’effort fourni.

Émotion

On sentait l’émotion quand les portes se sont ouvertes. Brendan Gallagher avait les yeux rougis.

Le vaillant soldat s’est fait brasser toute la soirée par des Capitals, plus gros et plus forts. À un certain moment, Tom Wilson et Alex Ovechkin l’ont malmené coup sur coup.

Encore une fois, le Canadien s’est battu. Cette équipe donne tout ce qu’elle a soir après soir.

Mais ce qu’elle a est parfois insuffisant. Il n’y a pas de gars plus travaillant que Paul Byron, on s’entend là-dessus. Lui et ses compagnons du quatrième trio, Nate Thompson et Jesperi Kotkaniemi, ont cependant eu de la misère contre les gros attaquants des Capitals.

Ainsi va la vie quand on a une petite équipe qui mise sur la vitesse. Certains soirs, surtout à l’étranger, la robustesse prend le dessus.

Non, la saison n’est pas encore finie. Mais quand on se met à prier pour une défaite des Blue Jackets, c’est que l’espoir ne tient qu’à un bien mince fil.

Les joueurs devaient y penser dans l’avion. Et repenser à ces petits points perdus. Comme cette récente défaite en fin de match contre les Hurricanes... Et toutes ces fois où l’avantage numérique a fait patate.

La déception se lisait sur le visage de Carey Price. Le gardien qui a connu une saison à la hauteur du contrat qu’on lui a consenti aimerait se retrouver en séries. Il répondait aux questions un peu machinalement.

On lui a demandé s’il allait jeter un coup d’œil au match des Blue Jackets, ce soir. D’habitude, les joueurs font autre autre chose, leur vendredi soir de congé, que de regarder jouer les autres équipes.

« Probablement », a répondu Price, avec un sourire timide.

Pas le choix, quand c’est le seul espoir qui reste...