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Nuit de patrouille pour Ludivine Reding

Le rôle à la télé de la comédienne a contribué à plus de signalements pour contrer la prostitution juvénile

La comédienne Ludivine Reding, en compagnie de l’agent Pierre-Luc Bergeron, a eu l’occasion de vivre une nuit de patrouille après une invitation du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).
Photo Agence QMI, Mario Beauregard La comédienne Ludivine Reding, en compagnie de l’agent Pierre-Luc Bergeron, a eu l’occasion de vivre une nuit de patrouille après une invitation du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

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La comédienne Ludivine Reding, connue pour son rôle dans l’émission Fugueuse, a pu découvrir l’envers du décor et la réalité policière en patrouillant toute une nuit avec des agents de la police de Longueuil.

« Je suis vraiment contente, c’est une belle opportunité d’avoir la chance d’aller patrouiller, lance avec un large sourire celle qui personnifiait la jeune Fanny dans l’émission diffusée sur les ondes de TVA l’hiver dernier. Toutes mes amies et même mon père étaient jaloux. »

La série Fugueuse prenait notamment place à Boucherville, sur la Rive-Sud, un endroit qui est desservi par le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

La comédienne Ludivine Reding, en compagnie de l’agent Pierre-Luc Bergeron, a eu l’occasion de vivre une nuit de patrouille après une invitation du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

On l’avait invitée il y a quelques mois afin de la remercier pour l’impact qu’a eu son rôle dans le milieu de la prostitution juvénile et les répercussions sur la « conscience collective », indique son porte-parole Ghyslain Vallières.

Plus de signalements

« On voulait lui dire merci pour les policiers, mais surtout pour les victimes. Il y a quelque chose qui s’est passé avec l’émission. Les gens se sont mis à en parler. On a eu plus d’appels, plus de signalements », soutient-il.

Les agents ont pu bénéficier du réalisme du personnage de Fanny, ce qui les a aidés dans leur travail.

« Elle a réussi à dégager la naïveté que peuvent avoir les jeunes filles dans cet univers violent, l’innocence qu’elles peuvent avoir. Ça a permis de faire changer les perceptions », témoigne Ghyslain Vallières.

« Il y a maintenant beaucoup moins de préjugés envers les jeunes filles qui se font exploiter, abonde dans le même sens Ludivine Reding, 22 ans. Les gens ont beaucoup plus tendance à pointer du doigt les clients et les proxénètes. »

Cette dernière reçoit de nombreux messages par l’entremise des réseaux sociaux de jeunes filles ou de membres de l’entourage de ces dernières qui leur racontent l’horreur du milieu de l’exploitation sexuelle.

« Certaines me disent “moi aussi j’ai été une Fanny” ou qu’elles sont des filles qui ont réussi à s’en sortir, raconte la jeune comédienne. Il ne faut pas hésiter à dénoncer ou en parler, n’importe qui peut amener de l’aide. »

Visite des installations

Ludivine Reding a pu vivre pleinement son expérience, alors qu’on lui avait fourni des vêtements à l’effigie du SPAL et même une radio.

Elle a patrouillé sur la Rive-Sud toute la nuit jusqu’à quatre heures du matin.

Elle a aussi pu visiter les installations policières, rencontrer le directeur du service Fady Dagher et en apprendre plus sur le projet MOBILIS qui se consacre à la lutte contre la prostitution juvénile sur le territoire de l’agglomération de Longueuil.

Récemment, rappelons que le SPAL avait reçu 852 102 $ sur une période de cinq ans pour la mise en place de mesures contre l'exploitation sexuelle.