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Épidémie de surdoses au pénitencier de Donnacona

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Les agents correctionnels du pénitencier de Donnacona doivent gérer une situation préoccupante: en seulement trois mois, entre septembre et décembre 2018, ils ont été témoins de 37 surdoses chez les détenus.

Aucune des surdoses survenues dans l’établissement de la région de Québec n’a toutefois été fatale. Elles sont principalement dues à la consommation de fentanyl et de carfentanyl.

«Les détenus ont pris un genre de modus operandi, ils s’injectent ou prennent leurs drogues 20-25 minutes avant notre ronde, pour être sûrs qu’on passe et qu’on soit capables de les réanimer», détaille Frédérick Lebeau, du Syndicat des agents correctionnels du Canada. «Les agents de correction travaillent toujours avec une épée de Damoclès. Ils ne savent jamais ce qui va arriver.»

Les drones en cause

Les opioïdes sont bien souvent livrés par drones, un phénomène en forte croissance.

Le syndicat presse le gouvernement d’agir rapidement pour restreindre l’usage de ces engins.

«Ce qu’on demande [ce sont] des outils, un système de radar, un système de détection des drones, qu’on puisse les voir quand ils arrivent proches du périmètre, être capables de savoir où ils se situent exactement pour qu’on puisse procéder à l’interception du drone», plaide M. Lebeau.

En octobre dernier, Ottawa avait annoncé chercher à se doter pour une première fois d’un système pour les intercepter au cours de livraisons illégales de drogues et d’armes. Service correctionnel Canada a lancé un appel d’offres pour un tel système.

Si une idée est acceptée, le gouvernement s’engage à la financer à hauteur d’environ 1 million $ pour en arriver à un prototype qui pourra être testé dans ses établissements.