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Les Alouettes en danger de mort

Éric Lapointe
Pierre Durocher / JdeM

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Éric Lapointe, homme d’affaires et ancien joueur des Alouettes, a confirmé que son groupe s’était retiré de la liste des potentiels acheteurs des Moineaux. 

C’est dommage. Dommage et inquiétant. Les Alouettes sont déjà mortes une fois, rien ne dit que l’équipe ne crèvera pas une deuxième fois. 

C’est certain qu’Andrew Wetenhall va tout faire pour récupérer une partie des millions perdus avec l’organisation. Quitte à prendre la perte fiscale contre les revenus de la famille. Ça se peut même si c’est improbable. 

Ça m’inquiète aussi de voir que les grands financiers québécois boudent le football canadien. Je suis convaincu que la survie et la relance de l’équipe passent par des propriétaires en qui les amateurs et les partenaires auraient confiance. 

Mais la Ligue canadienne de football a toujours été un repaire de «good old Canadians», et habituellement, les gentilles grenouilles, quand elles ne vendaient pas de tickets, ont toujours été regardées de haut et avec mépris. 

Mais on ne peut demander à Michael Fortier de tout sauver le sport qui boite à Montréal... 

FÉLIX AA : L’idole du Togo 

C’était prévisible, Félix Auger-Aliassime est devenu une star internationale. Il a rencontré les médias mardi matin. La veille, en vérifiant sur différents sites tant en France qu’au Togo et en Afrique de l’Ouest, la nouvelle réalité était évidente. 

Dans Icilome.com, le grand portail togolais, on parlait du « prodige » togolo-canadien en écrivant qu’il est « jeune et pétri de talent ». Dans le journal Togo-Matin, Félix AA a droit aux mêmes honneurs. On comprend que cet étroit pays de l’Afrique de l’Ouest de 7 millions d’habitants plongé dans une crise sociale soit fier du fils de Sam Aliassime. 

En France, l’appropriation est semblable, mais les moyens pour l’écrire sont différents. Le Parisien et L’Équipe parlent « du prodige québécois entraîné par deux coaches français ». On aura « évidemment » deviné que c’est grâce aux deux entraîneurs français que Félix est la coqueluche du tennis mondial. 

Félix souriait quand j’ai abordé le sujet avec lui cette semaine. C’est sûr qu’on se l’arrache. C’est un jeune Québécois qui a des coachs français, pis après ? Il va établir sa résidence à Monaco, on a tous compris pourquoi. 

Et le Togo demeure cher dans son cœur. Son père Sam vient du Togo et sa grand-mère demeure encore à Lomé, la capitale du pays. 

«Je suis d’ailleurs allé la voir en Afrique. C’était important pour moi, j’ai des racines là-bas», a-t-il expliqué.