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Retour à Montréal triomphal pour Lenni-Kim

Retour à Montréal triomphal pour Lenni-Kim
Photo AGENCE QMI

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MONTRÉAL | Lenni-Kim, notre «Justin Bieber québécois» adulé en France, se produit rarement au Québec, et son retour chez lui fut triomphal. Le chanteur de 17 ans a comblé et, surtout, fait crier un Théâtre Corona chargé de familles et de jeunes en délire, samedi.

Quand il est apparu sur scène, les spectateurs chantaient si fort avec lui les paroles de «Juste toi et moi» qu’on avait peine à entendre Lenni-Kim cracher ses premières notes. Le principal intéressé, lui, avait le sourire fendu jusqu’aux oreilles, savourant visiblement le moment.

«Vous êtes chauds...», a-t-il susurré à son public en guise de mot de bienvenue, un relent d’accent français dans la voix.

Comme Justin Bieber

Son premier et seul album à ce jour, «Les autres», constituait le cœur du concert de samedi, lequel fut également strié de relectures de tubes de l’heure au palmarès (de Charlie Puth, The Weeknd, etc.).

Sur «Suit and Tie», de Justin Timberlake, Lenni arborait pantalons, bretelles et nœud papillon noirs sur chemise blanche, façon crooner, et s’époumonait dans un micro «vintage».

Retour à Montréal triomphal pour Lenni-Kim
Photo AGENCE QMI

Or, le seul matériel de Lenni-Kim aurait suffi à satisfaire les troupes. C’est avec bonheur que la foule a poussé en chœur les La fille du week-end, Celebration, Yolo et Don’t Stop de son répertoire personnel, et on l’a respectueusement écouté décliner «Pourquoi tout perdre» en formule acoustique.

Cheveux blonds, chansons pop sucrées, horde de jeunes admiratrices en pâmoison: la comparaison entre Lenni-Kim et un certain Justin Bieber est aussi facile qu’inévitable. L’adolescent prend visiblement plaisir à jouer le jeu de la «pop star» à l’américaine, en s’avançant fréquemment pour saisir les mains d’admiratrices tendues, en se déhanchant suggestivement, en se trémoussant dans des chorégraphies propres au genre «boys band», en y allant de petits discours inspirés sur l’importance de se dépasser, de ne pas oublier les gens qu’on aime, de se démarquer, etc.

Agrémenté par la présence fréquente de six danseurs (quatre Français et deux Québécois), de projections, de quelques effets spéciaux, cet unique arrêt de Lenni-Kim à Montréal entre deux séries de tours de chant en Europe fut très divertissant, peut-être autant pour les parents que pour leur progéniture.

Retour à Montréal triomphal pour Lenni-Kim
Photo AGENCE QMI

Communauté d’adeptes

La carrière de Lenni-Kim est un véritable rêve éveillé en France, où il déchaîne les passions depuis ses passages à The Voice Kids et Danse avec les stars, entre autres. Son calendrier de tournée affiche complet partout là-bas.

Pourtant, le natif de Montréal – plus précisément du Plateau-Mont-Royal – n’avait jamais offert de concert complet en sol québécois avant son espéré rendez-vous avec le Corona, samedi. Sa dernière prestation dans la ville qui l’a vu naître remonte à mai 2017, quand il avait ravi un Club Soda rempli au moment du lancement de son disque.

On avait hâte de voir quel genre d’accueil Montréal réserverait au jeune artiste. On a rapidement mesuré sa popularité en lorgnant la longue file d’attente qui longeait la rue Notre-Dame, devant le Théâtre Corona, plus d’une heure et demie avant le début du spectacle.

L’engouement autour de sa personne est tel que ses fidèles ont même créé une communauté initiatrice de mouvements autour de son idole. Samedi, le parterre a brandi de nombreux cartons marqués de l’inscription «Proud» pendant la livraison de Plus loin, une délicatesse qui avait été planifiée à l’insu de Lenni-Kim.