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Si près, mais finalement si loin...

Complétant sa septième saison avec le Canadien de Montréal, Marc Bergevin ne peut plus se permettre d’acheter du temps.
Photo d’archives, Martin Chevalier Complétant sa septième saison avec le Canadien de Montréal, Marc Bergevin ne peut plus se permettre d’acheter du temps.

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Le Canadien a tout tenté, mais arrive à court. La direction de l’équipe tentera de nous convaincre qu’il y a beaucoup de positif sur quoi bâtir de cette dernière saison, mais en fin de compte, c’est un constat d’échec.

Les Blue Jackets ont montré le chemin des vacances au Canadien en triomphant en tirs de barrage contre les Rangers à New York, hier soir.

C’est Artemi Panarin qui a marqué le but crève-coeur.

UN DÉSASTRE

On ne se fera pas de cachettes ce matin. Ne pas faire les séries, à Montréal ou ailleurs, c’est un désastre pour les affaires.

Les organisations de la LNH veulent faire de l’argent et de ne pas faire les séries est un blocage considérable, pas seulement sur le court terme. Ça empêche notamment d’augmenter le prix des billets et ça réduit le prestige de ta concession.

Évidemment, quand Geoff Molson et Marc Bergevin prendront la parole à leur bilan de fin de saison, ils n’en parleront pas. Ils mettront assurément l’accent sur le positif, sur le fait que six joueurs de l’organisation ont connu leur meilleure saison en carrière sur le plan offensif et que plusieurs jeunes joueurs prometteurs de l’organisation seront bientôt prêts à faire le saut dans la grande ligue.

Mais, qu’est-ce qui garantit que les Max Domi, Brendan Gallagher, Phillip Danault, Jeff Petry, Tomas Tatar ou Andrew Shaw répéteront leurs exploits de cette saison l’an prochain ? Qu’est-ce qui indique que les jeunes Ryan Poehling, Nick Suzuki ou Alexander Romanov auront réellement un impact dans la LNH un jour ?

Rien, absolument rien.

PLUS DE TEMPS

Marc Bergevin terminera bientôt sa septième saison en tant que directeur général du Tricolore. Je ne crois pas que la bonne solution serait de le congédier. Par contre, j’espère qu’il comprend que les gens de Montréal sont tannés qu’on leur demande d’être patients.

Après sept ans, les gens ont été patients. Le bilan, c’est quoi ? Les résultats, ils sont où ?

J’ai vraiment hâte de voir quel message sera véhiculé par l’organisation. Qu’on le veuille ou non, les Sabres de Buffalo, les Panthers de la Floride ou les Flyers de Philadelphie aussi s’améliorent et rien n’indique qu’ils ne seront pas meilleurs dans les années à venir.

Si on ose parler de Coupe Stanley à Montréal et ajouter que c’est toujours le but ultime de l’organisation, il faudra prendre les grands moyens. Il faudra que ça passe par une transaction d’importance ou la signature d’un gros nom sur le marché des joueurs autonomes.

VIVEMENT MATT DUCHENE

Le nom que j’ai en tête est celui de Matt Duchene. Le Canadien doit mettre la main sur un joueur de centre vedette qui peut aider l’équipe pour les dix prochaines années. Parce que je ne crois pas que Max Domi ou Phillip Danault soient des solutions à long terme au poste de pivot.

Et si je parle de transactions ou du marché des joueurs autonomes, c’est que ce n’est pas le repêchage jusqu’à maintenant qui a fait le succès du Canadien. Des six meilleurs marqueurs de l’équipe cette année, seul Brendan Gallagher a été un choix de l’équipe à la séance de sélection.

En espérant maintenant que l’équipe aura frappé dans le mille avec les Poehling, Suzuki ou Romanov...

– Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

UNE GRANDE SOIRÉE

J’ai eu la chance de participer à la soirée du gala des Rondelles d’Or de la LHJMQ mercredi soir. Quelle soirée ! Un énorme bravo au commissaire Gilles Courteau et à toute son équipe. Ce n’était pas une soirée facile à organiser, mais la Ligue est parvenue à attirer neuf des dix meilleurs joueurs de son histoire, à l’exception de Sidney Crosby évidemment. Quel moment nous avons vécu à la toute fin lorsque Guy Lafleur et Mario Lemieux ont été réunis sur la scène pour dévoiler celui qui avait été nommé le meilleur de tous les temps. J’ai eu la chance de rencontrer Mario après le gala, et ça se voyait qu’il était content et fier de voir que c’est Lafleur qui avait reçu l’honneur. C’était son idole de jeunesse et c’est Guy qui a ouvert la route pour tous les autres joueurs québécois. Il a été l’un des pionniers de la LHJMQ et c’était un honneur pleinement mérité. Félicitations aussi aux 50 joueurs nommés sur ce palmarès, aux cinq intronisés au Temple de la renommée ainsi qu’à tous les joueurs et dirigeants récipiendaires d’un honneur individuel.

« KK » : PAS SÛR

Mon opinion ne fera assurément pas consensus ici. La raison pour laquelle je disais dans ma chronique principale espérer voir Marc Bergevin tenter sa chance avec Matt Duchene est que je ne suis toujours pas convaincu que Jesperi Kotkaniemi est le futur premier centre tant attendu. Je vais encore attendre avant de m’exciter. Ce que j’ai vu, jusqu’à maintenant, ce sont des bons flashes, mais rien pour me convaincre à 100 %. Est-ce qu’il va jouer dans la LNH pendant 15 ans ? Ça, j’en suis persuadé, mais est-ce qu’il va devenir un centre de premier trio d’élite dans le circuit Bettman ? Je ne suis pas prêt à dire ça encore. Cela dit, j’espère me tromper puisque le Tricolore en aurait grandement besoin.

SÉRIES À VENIR

Ça approche dangereusement et ce sera plus qu’intéressant ! Les possibles duels entre Boston et Toronto, Pittsburgh et les Islanders de New York ou même San Jose et Vegas me font déjà saliver. La première ronde est toujours fort excitante pour les amateurs, mais aussi extrêmement éreintante pour les joueurs. Pouvez-vous croire que les Maple Leafs ou les Bruins seront éliminés dès le premier tour ?