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En route vers la coupe Stanley

Le 7 juin dernier à Las Vegas, le capitaine des Capitals de Washington Alex Ovechkin soulevait la coupe Stanley pour la première fois de son illustre carrière.
Photo d'archives, AFP Le 7 juin dernier à Las Vegas, le capitaine des Capitals de Washington Alex Ovechkin soulevait la coupe Stanley pour la première fois de son illustre carrière.

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La parité tant louangée par les bonzes de la LNH a une fois de plus été démontrée cette saison. Sur les 16 formations inscrites pour les séries éliminatoires, neuf ont obtenu leur laissez-passer dans les neuf derniers jours de la saison. Cinq formations exclues l’an dernier effectuent un retour dans le tournoi printanier (Flames, Blues, Islanders, Stars et Hurricanes). La quête pour la coupe Stanley se mettra en branle, mercredi. Voici les forces en présence.

Columbus c. Tampa Bay

Steven Stamkos
Photo d'archives, Martin Chevalier
Steven Stamkos

Après avoir égalé le record des Red Wings de 1995-1996 pour le plus grand nombre de victoires en saison régulière (62), le Lightning tentera de transposer cette domination en séries éliminatoires. Avec ses 325 buts, du jamais vu en 23 ans, l’attaque dévastatrice des Floridiens pourrait faire des ravages. Le Lightning mise sur trois marqueurs d’au moins 40 buts (Stamkos, Kucherov, Point). Dans le camp des Blue Jackets, Sergei Bobrovsky, avec 37 victoires (2e rang) et 24 revers (4e rang), démontre qu’il est capable du meilleur comme du pire. Souhaitons pour sa formation que le gardien russe soit en grande forme. En saison régulière, le Lightning a balayé la série de trois rencontres face aux Blue Jackets. Ils ont marqué 17 buts... contre trois.

Toronto c. Boston

Patrice Bergeron
Photo d'archives, AFP
Patrice Bergeron

Une répétition de la confrontation de premier tour de l’an dernier, remporté à la limite par les Bruins. Les Maple Leafs amorcent les séries en n’ayant remporté qu’un seul de leurs six derniers matchs (1-3-2). Avec John Tavares et Auston Matthews au centre, les Leafs misent sur deux premiers trios explosifs. Toutefois, il sera intéressant de voir ce que Tavares, auteur de 47 buts à sa première saison dans la Ville Reine, sera en mesure de faire face à Patrice Bergeron. Encore une fois, l’attaquant québécois a grandement contribué à faire des Bruins l’une des formations les plus étanches du circuit (3e rang, 212 buts accordés).

Accompagné de Brad Marchand, auteur d’une saison de 100 points, et de David Pastrnak (marqueur de 38 buts en seulement 66 matchs), Bergeron peut être tout aussi dangereux en attaque. En quatre matchs face aux Leafs, ce trio a inscrit sept des 16 buts (43,8 %) des Bruins..

Caroline c. Washington

Braden Holtby
Photo d'archives, USA Today Sports
Braden Holtby

Pendant que les Hurricanes tenteront d’apprécier leur première présence en séries en dix ans, les champions de la coupe Stanley s’amènent en séries éliminatoires avec tout ce qu’il faut pour connaître un long parcours. En plus d’être efficaces en attaque et solides défensivement, les Capitals sont imposants et robustes. La recette parfaite. Contrairement à l’an dernier, Braden Holtby amorcera le tournoi au sommet de son art. Il a gagné ses cinq derniers départs, n’accordant que huit buts au passage. Alex Ovechkin n’a pas trop souffert des célébrations de sa première conquête, atteignant le plateau des 50 buts pour la huitième fois de sa carrière. Une fois de plus, il sera en mission. Du côté des Hurricanes, 11 joueurs n’ont jamais disputé un match de séries éliminatoires. Il reviendra à Justin Williams (140 matchs et trois coupes Stanley) de les guider. Devant le filet, Petr Mrazek (11) et Curtis McElhinney (2) ont une expérience combinée de 13 rencontres. En saison régulière, les Capitals ont balayé la série de quatre matchs.

Pittsburgh c. Islanders

Sidney Crosby
Photo d'archives, Martin Chevalier
Sidney Crosby

Les Islanders ont connu leur meilleure saison depuis leurs 50 victoires de 1983-1984. Robin Lehner et Thomas Greiss ont uni leurs efforts pour en faire l’équipe ayant accordé le moins de buts (191). De plus, ils misent sur une attaque diversifiée et un quatrième trio rendant vertes de jalousie la plupart des équipes de la LNH. Leur piètre rendement en attaque massive (14,5 %) pourrait leur coûter cher. Quoique, en séries, les arbitres rangent souvent leur sifflet. Les Penguins ont dû attendre jusqu’au 4 avril pour confirmer leur place. Mais, ils seront encore une fois à surveiller. Depuis la saison 2012-2013, c’est l’équipe qui a disputé le plus de matchs éliminatoires (94). D’ailleurs, le noyau des équipes championnes de 2016 et 2017 est toujours présent. À commencer par Sidney Crosby, auteur d’une saison de 100 points pour la première fois depuis 2013-2014. Evgeni Malkin et Kristopher Letang ont disputé les deux derniers matchs de la saison après en avoir raté quelques-uns en raison de blessures au haut du corps. Les deux formations ont divisé les honneurs de la série de quatre rencontres. Cependant, lors de ses deux victoires, Pittsburgh a dû avoir recours aux tirs de barrage.

Colorado c. Calgary

Johnny Gaudreau
Photo d'archives, AFP
Johnny Gaudreau

À Calgary, Bill Peters a fait un travail colossal pour amener cette jeune équipe à maturité. Johnny Gaudreau, Sean Monahan, Elias Lindholm et Matthew Tkachuk ont tous connu la meilleure saison de leur carrière. Et que dire de Mark Giordano, devenu seulement le quatrième défenseur de 35 et plus de l’histoire à atteindre le plateau des 70 points. Un point d’interrogation demeure. Devant le filet, Mike Smith a été inégal et David Rittich, à 28 ans, vient de terminer sa première saison complète dans la LNH. Les succès de l’Avalanche ont été l’affaire d’un seul trio. À eux trois, Nathan MacKinnon (41), Gabriel Landeskog (34) et Mikko Rantanen ont inscrit 106 des 258 buts de l’Avalanche (41 %). D’ailleurs, l’Avalanche est la seule équipe à s’être qualifiée sans remporter au moins 40 victoires. Calgary a balayé la série de trois rencontres. Toutefois, si on soustrait le but dans un filet désert, elles se sont toutes terminées par un écart d’un but. 

Vegas c. San Jose

Marc-André Fleury
Photo d'archives, AFP
Marc-André Fleury

Les Sharks auraient sans doute préféré ne pas croiser les Golden Knights sur leur route. En deux saisons, Vegas a maintenu un dossier de 5-1-2 contre les Sharks en plus de les évincer des séries en six matchs en finale de la division Pacifique. Les Knights devront garder à l’esprit que l’attaque de San Jose peut venir de trois unités et même de l’arrière. Brent Burns a dominé la colonne des pointeurs de son équipe avec 83 points. Aux prises avec une blessure à l’aine une bonne partie de la saison, Erik Karlsson est revenu pour le dernier match de la campagne. À sa première saison à San Jose, il a récolté 45 points en 53 matchs. Cette saison, on a revu le Marc-André Fleury des beaux jours. Le Sorelois a remporté 35 victoires pour la première fois depuis 2015-2016. Il a blanchi l’adversaire à huit ocasions. Deux jeux blancs de moins que son sommet, réalisé en 2014-2015. L’attaque des Knights a marqué 22 buts de moins cette saison, une situation attribuable aux 17 buts de moins enregistrés par William Karlsson. Les Golden Knights amorcent les séries en n’ayant remporté qu’un seul de leurs huit derniers matchs. Ce n’est guère mieux chez les Sharks, vainqueurs de trois de leurs douze dernières rencontres.

Dallas c. Nashville

Tyler Seguin
Photo d'archives, Martin Chevalier
Tyler Seguin

En séries, la profondeur fait foi de tout. David Poile s’est assuré de miser sur cet atout en allant chercher Brian Boyle et Wayne Simmonds, à l’approche de la date limite des transactions. Ces deux joueurs hargneux viennent compléter une formation bien équilibrée en attaque, dotée d’une solide ligne de centre et d’un premier trio menaçant. Viktor Arvidsson sera à surveiller. Il a établi une marque d’équipe avec 34 buts. Et ce, en seulement 58 parties. Du côté des Stars, on espère que Ben Bishop sera remis de sa blessure au bas du corps. Le longiligne gardien a maintenu le meilleur taux d’efficacité (,934) et la deuxième moyenne de buts alloués la plus basse (1,98) du circuit. Pour que les Stars puissent passer au second tour, Tyler Seguin (33 buts), Alexander Radulov (29) et Jamie Benn (27) devront obtenir de l’aide. Un seul autre attaquant des Stars a marqué plus de neuf buts : Radek Faksa avec 15. Les Predators ont gagné trois des cinq matchs entre les deux équipes. Deux des cinq affrontements ont nécessité la prolongation. 

St. Louis c. Winnipeg

Jordan Binnington
Photo d'archives, USA Today Sports
Jordan Binnington

On ne donnait pas cher de la peau des Blues lors du passage du Canadien à St-Louis, le 10 janvier. L’équipe occupait alors l’avant-dernier rang de l’Association de l’Ouest. Une récolte de 61 points dans les 41 derniers matchs leur a permis de terminer à un seul point du sommet de la section Centrale. Ce revirement de situation fut attribuable, entre autres, à l’éclosion du gardien Jordan Binnington. Au cours de cette période, la recrue a remporté 23 de ses 29 matchs et dominé le circuit avec une moyenne de buts alloués de 1,89 chez les gardiens ayant vu de l’action dans au moins vingt matchs. Dans la capitale manitobaine, on remercie Mark Scheifele, Kyle Connor et Nikolaj Ehlers d’avoir tiré l’attaque de l’équipe. À première vue, les 30 buts de Patrik Laine le font bien paraître... jusqu’à ce qu’on réalise que 24 d’entre eux ont été inscrits dans les 38 premiers matchs de la saison. Les Jets ont gagné trois des quatre confrontations entre les deux équipes. Toutefois, la dernière a eu lieu le 7 décembre. Les Blues ne présentent plus le même visage aujourd’hui.