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Des produits québécois de l’acier sont menacés par le dumping, selon les Métallos

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Le Syndicat des Métallos s’inquiète que plusieurs produits de l’acier fabriqués dans des usines du Québec soient menacés par du dumping étranger.

Le syndicat demande donc au gouvernement fédéral de reconduire des tarifs temporaires de 25 %, imposés en octobre dernier, pour protéger sept produits de l’acier canadien. Trois produits fabriqués au Québec sont particulièrement en péril selon lui. Il s’agit de fil machine, de barres d’armature de construction et de tubes, produits par ArcelorMittal à Contrecoeur, en Montérégie, et Novatube à Montréal. Le syndicat a déploré une décision récente du Tribunal canadien du commerce extérieur qui n’a pas recommandé le renouvellement des mesures de sauvegarde pour cinq des sept produits.

«Le gouvernement a le pouvoir de décréter des mesures de sauvegarde finales, même si le Tribunal ne l’exige pas. On lui demande de recourir à ce pouvoir exceptionnel parce que la production nationale est menacée. La plupart des pays européens, le Mexique, les États-Unis et même la Turquie l’ont fait. Si nous levons ces barrières alors que les autres pays protègent leur industrie, nous serons inondés», a affirmé le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau, par communiqué, lundi matin.

Des représentants des Métallos iront au parlement à Ottawa pour sensibiliser les élus sur cette question.

«Déjà que nous sommes frappés de plein fouet par les tarifs imposés par les États-Unis, si en plus le gouvernement ne prend pas les moyens pour protéger notre propre industrie, cela risque de faire très mal. À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Le gouvernement doit absolument protéger l’industrie», a précisé le représentant syndical responsable du secteur de l’acier chez les Métallos, Guy Gaudette.

Au printemps dernier, l'administration du président Donald Trump a frappé le Canada – et d’autres pays – avec des surtaxes de 25 % sur l'acier et de 10 % sur l'aluminium. Ottawa a répliqué avec des tarifs similaires, ainsi qu'en ajoutant des droits de douane de 10 % sur une foule de produits.