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Un père de famille en attente d’une double transplantation

L'homme originaire du Bas-Saguenay a grandement besoin d’un nouveau cœur et d’un nouveau foie

Christian Lavoie
Photo courtoisie

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Un père de famille originaire du Bas-Saguenay est en attente d’une double transplantation. Pendant ce temps, son état de santé ne cesse de se dégrader.

Christian Lavoie ne fait que souhaiter que le téléphone sonne pour recevoir un cœur et un foie. Il attend de nouveaux organes vitaux depuis plus de deux ans et a été inscrit officiellement sur la liste d’attente de Transplant Québec en juillet 2018. «Je veux voir vieillir mon unique fille, rester auprès de mes proches et avoir une vie meilleure», dit-il.

Christian Lavoie se bat pour sa fille Amélie Lavoie. Son épouse Manon Lachance est continuellement à son chevet. Le père de famille a besoin d’un nouveau cœur et d’un nouveau foie pour survivre.
Photo courtoisie
Christian Lavoie se bat pour sa fille Amélie Lavoie. Son épouse Manon Lachance est continuellement à son chevet. Le père de famille a besoin d’un nouveau cœur et d’un nouveau foie pour survivre.

L’homme de 47 ans est né avec une malformation cardiaque. Il a été opéré à cœur ouvert à deux reprises lorsqu’il était enfant et une troisième fois en 2002 pour le remplacement d’une valve défectueuse.

«Ma fille n’avait qu’un mois et demi lors de la 3e opération. J’ai dû la délaisser pour me faire soigner. Aujourd’hui, je me bats pour elle», témoigne Christian Lavoie, dont l’état de santé ne cesse de se détériorer.

«Ç’a eu des répercussions sur mon foie. Je fais de grosses crises de psoriasis partout sur mon corps. Je ne souhaite ça à personne», affirme Christian Lavoie qui a été admis au Centre universitaire de santé McGill, hier (mercredi).

Des jours déterminants

Ses prochains jours seront déterminants puisqu’il devra être réévalué par une équipe de spécialistes. «Je n’ai plus de vie. J’aimerais tellement qu’ils me montent sur la liste d’attente. Je suis plus souvent à l’hôpital qu’à la maison. Ma valise est prête pour ma greffe et j’attends que le téléphone sonne», poursuit-il.

Bien que l’attente soit extrêmement longue pour lui et sa famille, Christian Lavoie est conscient qu’il lui faudra un donneur compatible. «Les gens doivent prendre le temps de signer leur carte de don d’organe. C’est primordial», insiste l’homme de Saguenay.

Déclaré invalide depuis l’âge de 32 ans, Christian Lavoie était concierge lorsqu’il était sur le marché du travail. Son quotidien est hanté par la maladie et les tracas financiers. Son épouse et lui ne parviennent plus à boucler leurs fins de mois.

«Je reçois une rente très minime. Nous devons faire nos paiements mensuels. À cela s’ajoutent les frais de médicaments, les déplacements et l’hébergement, qui entraînent des frais exorbitants», déplore le couple, épuisé.