/news/education
Navigation

Pas de camp de jour public pour les maternelles 4 ans

Coup d'oeil sur cet article

Des parents de Saint-Jean-sur-Richelieu qui ont inscrit leur enfant à la maternelle 4 ans se retrouvent « dans le néant » pour cet été, la Ville n’acceptant pas les petits de cet âge dans ses camps de jour abordables.

 

« Avoir su ce que ça me coûterait, j’aurais vraiment réfléchi avant d’envoyer ma fille en maternelle 4 ans », avoue Léa Gaudreault.

Elle se dit pleinement satisfaite de l’éducation que reçoit sa petite Jade à l’école, mais craint d’avoir à s’endetter pour l’envoyer dans un camp de jour qui coûte « une fortune ».

« On nous laisse tomber rendus à l’été, abonde Maryse Gauvin, une des quatre mères à qui Le Journal a parlé. « Avoir su, j’aurais laissé ma fille en CPE [centre de la petite enfance]. »

Arrimage

Pour la première fois cette année, le pavillon Iberville de l’école Notre-Dame-de-Lourdes a ouvert une classe de préscolaire pour les enfants de 4 ans. Or, les camps de jour municipaux de Saint-Jean-sur-Richelieu n’acceptent que les enfants de 5 ans et plus.

Les parents dont les jeunes de 4 ans sont encore en garderie n’ont pas ce problème puisque ces établissements sont ouverts l’été, contrairement à l’école.

Il existe plusieurs camps de jour privés, mais leur coût est de trois à dix fois plus cher que le camp public, estiment les mères interrogées.

En comparaison, le tarif du camp de la Ville varie de 36 à 69 $ par semaine par enfant, alors que les camps privés demandent de 126 à 348 $.

« Je suis aussi bien d’arrêter de travailler », ironise Patricia Bonneau.

La Ville réfère donc les parents à un organisme partenaire, Famille à cœur, qui offre déjà un service de camp de jour abordable.

Des besoins

Or, plusieurs parents trouvent que ce service ne répond pas à leurs besoins. Par exemple, il n’ouvre ses portes qu’à 8 h, alors que certains parents travaillent à 7 h.

L’organisme évalue toutefois la possibilité d’ouvrir plus tôt, indique la coordonnatrice aux communications, Julie Benoît.

Selon la responsable des relations de presse pour la Ville, Sylvain Latour, un sondage avait été envoyé aux parents cet hiver pour évaluer leur intérêt. Seulement huit familles se sont montrées intéressées, ce qui est trop peu pour ouvrir un groupe.

Mme Gaudreault se demande toutefois si ce portrait des besoins est complet puisqu’elle dit n’avoir jamais reçu ce questionnaire.


► Québec projette d’ouvrir des centaines de nouvelles classes de préscolaire 4 ans d’ici 2024, ce qui suscite un vif débat.