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Projet-pilote: remorques pour vélo gratuites

Cet utilisateur d'une remorque pour vélo LocoMotion n'avait pas à forcer : sa monture était électrique.
Photo courtoisie, solon-collectif.org Cet utilisateur d'une remorque pour vélo LocoMotion n'avait pas à forcer : sa monture était électrique.

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Depuis quelques mois, Vincent Dussault n’utilise plus sa voiture pour transporter son épicerie. Il se sert plutôt d’une remorque pour vélo. Certains citoyens de Rosemont–Petite-Patrie pourront l’imiter ce printemps grâce à LocoMotion, un projet-pilote d’emprunt de telles remorques et de «vélo-cargos».

M. Dussault a contribué l’été dernier à roder le système LocoMotion et il y a pris goût. Il gardait une des remorques dans son garage cet hiver. Il s’en est donc servi: «Ma conjointe et moi commandons l’épicerie avec une application en indiquant vers quelle heure je viendrai la chercher», raconte-t-il. «Je pédale jusqu’au point de cueillette, je transfère nos emplettes sur la remorque, puis je repars.»

La rareté du stationnement près de plusieurs artères commerciales rend d’autant plus intéressant le vélo avec capacité de chargement, estime M. Dussault: «Avec les travaux à la Plaza Saint-Hubert et la congestion autour du marché Jean-Talon, c’est une solution très pratique», dit-il.

Les remorques pour vélo permettent de se passer de l'auto pour magasiner dans des zones où le stationnement se fait rare.
Photo courtoisie, solon-collectif.org
Les remorques pour vélo permettent de se passer de l'auto pour magasiner dans des zones où le stationnement se fait rare.

 

Cadenas électroniques

La coordinatrice de LocoMotion, Gabrielle van Durme, explique que dix remorques et deux vélos-cargo seront disposés dans trois zones d’essai situées à Rosemont–Petite-Patrie, normalement dès le week-end prochain. «Quatre des remorques pourront accueillir des enfants pour des promenades en famille, mais elles pourront aussi servir à transporter ses courses», dit-elle.

Ceux qui s’inscriront recevront une «pièce d’accroche» métallique à installer sur leur vélo. Une application téléphonique (ou une clé RFID pour les sans-cellulaires) permettra de verrouiller/déverrouiller les cadenas électroniques. «J’ai testé les remorques l’été dernier pour déplacer des outils, des plantes ou des poches de terre, de copeaux de bois et de compost», ajoute Mme Van Durme.

Gratuit

LocoMotion offrira aussi des vélos, dont certains électriques, prêtés par des membres et mis à la disposition des autres. Chose étonnante: non seulement les remorques ne coûteront rien à emprunter, mais il n’y aura pas de durée maximale à leur utilisation. «Pendant le projet pilote jusqu’à l’automne prochain, nous observerons les besoins et les manières d’utiliser nos remorques et nos vélos» explique Mme van Durme. Le programme permet aussi à ses membres d’utiliser les véhicules motorisés de leurs voisins participants, mais, dans ce cas, des frais s’appliquent, notamment pour payer l’assurance.

«Nos zones pour 2019 ont été sélectionnées en raison de la forte concentration de gens motivés à partager leurs moyens de transport.» Si le projet LocoMotion se propage en 2020, ça pourrait donc être hors de Rosemont–Petite-Patrie dans n’importe quel secteur où se manifestera une telle concentration de «voisins motivés». Pour visualiser les zones du projet-pilote actuel et savoir si vous pourrez utiliser les remorques dès ce printemps: solon-collectif.org.