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Taux de roulement de 22 % chez exo: l'opposition somme la ministre d'agir

train EXO
Photo Agence QMI, Zacharie Goudreault

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Le taux de roulement de personnel de 22 % chez exo inquiète les oppositions à Québec qui demandent à la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, de questionner l’organisation, alors que la ministre croit qu’il faut lui faire confiance.

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«Ce n’est pas [au gouvernement] de gérer les affaires internes d’exo, mais c’est certainement au gouvernement, au ministère des Transports, de s’assurer que les choses sont sous contrôle», a dit Gaétan Barrette, porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports.

Le 24 Heures révélait lundi qu’exo, l’organisation responsable des trains de banlieue montréalais et des autobus dans les municipalités des couronnes, avait enregistré un taux de roulement de personnel d’un peu plus de 22 % en 2018, et que dix membres de la direction avaient quitté leur poste durant cette période.

«Nous avons confiance en exo, son directeur général et son conseil d’administration pour gérer ses ressources au meilleur de ses capacités dans le contexte actuel, et je suis certaine qu’ils vont parvenir à stabiliser cette situation», a fait savoir la ministre dans un courriel envoyé par son attachée de presse, précisant qu’il était «normal que des ajustements soient mis en place» dans une organisation née d’une restructuration.

Importante transition

M. Barrette croit qu’à la lumière des informations publiées lundi et avec la fermeture de la ligne de train Deux-Montagnes qui débutera en janvier 2020, le ministère des Transports devrait frapper à la porte d’exo pour voir «de quoi il en retourne», sans quoi il tomberait «dans la négligence».

«Ça m’inquiète, parce qu’on arrive dans la phase de transition pour le déploiement du REM, et exo va être un joueur important pour que la situation soit vécue correctement», ajoute-t-il, faisant référence aux mesures d’atténuation qui seront mises en place par le transporteur.

Ruba Ghazal, porte-parole en matière de transports pour Québec solidaire, croit aussi que la ministre devrait «poser un diagnostic» et souhaite qu’un plan d’action soit fait pour que les services subissent le moins d’impact possible.

«On ne veut pas que les gens dans les banlieues décident de laisser le transport en commun et prennent leur voiture pour se rendre au centre-ville. Avec la ligne de Deux-Montagnes, on a vu beaucoup de situations fâcheuses qui font que les gens sont inquiets, se demandent s’ils prendront la voiture, s’ils changeront de travail», souligne-t-elle.

Son homologue Joël Arseneau, du Parti québécois, abonde dans le même sens. Selon lui, ces pertes de personnel conjuguées aux plaintes des usagers quant aux services offerts devraient pousser le ministère à «remettre de l’ordre chez exo pour que les citoyens puissent circuler en toute tranquillité».