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Toujours pas d’entente pour les taxis

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MONTRÉAL | Les chauffeurs de taxi et le ministre des Transports, François Bonnardel, sont encore loin de s’entendre au sujet du projet de loi 17, à la suite de leur rencontre lundi.  

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«On s’entend qu’on ne s’entend pas. On va poursuivre le dialogue», a lancé Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec, à la sortie de la rencontre au bureau du ministre à Montréal. «Il y a encore des distances, on est loin encore d’un consentement sur quelque chose.»  

«Il y a eu des discussions. On a élaboré une stratégie à long terme, c’est-à-dire trois ou quatre rencontres, pour continuer le dialogue, a-t-il ajouté. On s’attendait à ce que ça soit pas concluant dès la première visite.»  

Les représentants des chauffeurs de taxi demandent toujours au gouvernement Legault de retirer le projet de loi 17, jugé «néfaste» pour l’industrie. Le projet de loi ouvre la porte aux entreprises comme Uber en abolissant les permis obligatoires de taxi et propose une déréglementation de celle-ci.  

«Il n’y a rien de concluant à date. Le projet de loi est toujours là, a relaté M. Homsy. Là, eux, ils vont essayer de nous convaincre de quelque chose. Nous, on n’est pas convaincu parce que c’est nous, l’industrie du taxi, et c’est nous qui savons ce qu’est l’industrie du taxi.»  

De son côté, le ministre Bonnardel a mentionné sur Twitter qu’il avait eu «une rencontre constructive avec les représentants de l’industrie du taxi». Le cabinet du ministre a indiqué qu’il ne commenterait pas davantage la situation.  

D’autres moyens de pression  

Par ailleurs, les manifestations des chauffeurs de taxi se poursuivront «tant et aussi longtemps que ce gouvernement-là ne recule pas sur le projet de loi 17», a averti le porte-parole. Selon lui, les chauffeurs de taxi se réuniront mercredi, lors du début des consultations particulières à Québec, afin de poursuivre leurs moyens de pression.  

«Ils savent que le projet de loi 17 met beaucoup de familles en faillite, mais ils sont conscients de ça, même s’ils essaient de dire qu’il y a d’autres moyens», a-t-il expliqué.  

«On ne peut pas contrôler le terrain. Il y a 9000 personnes qui sont en danger, on ne peut pas les contrôler. Le moyen le plus démocratique à faire, c’est de manifester.» 

Depuis le dépôt du projet de loi, plusieurs mobilisations ont eu lieu à travers la province. Vendredi dernier, quelques centaines de chauffeurs de taxi étaient réunis afin de manifester à Montréal, paralysant le centre-ville pour plusieurs heures.