/news/education
Navigation

«Kill, kill, kill»: un élève sur 4 absent à cause d’un graffiti

Coup d'oeil sur cet article

Une centaine d’adolescents sont restés à la maison lundi en raison d’un graffiti violent qui est apparu sur l’enseigne de l’école Rosemount High School à Montréal, pendant la fin de semaine.

« Nous ne pouvons pas céder à ce genre d’activité. Nous souhaitons que la police trouve les coupables », dit Michael Cohen, des relations médias de la Commission scolaire English Montreal.

Dans la nuit de vendredi à samedi, un graffiti rouge contenant des bonshommes sourire avec un « X » sur les yeux et les mots « Kill, kill, kill » [tuer] est apparu sur l’enseigne de l’établissement, explique Véronique Dubuc, de la police de Montréal.

Inquiétude

L’enseigne vandalisée a été retirée du site dimanche. Mais en raison de l’incident, une centaine de jeunes étaient absents lundi sur les 388 que compte l’école, indique M. Cohen.

Le Journal a rencontré une dizaine d’élèves à la sortie des classes lundi et tous disaient se sentir en sécurité, estimant que la direction a pris l’incident au sérieux.

Plusieurs croient que bon nombre d’absents ont simplement utilisé le prétexte du graffiti pour manquer une journée d’école.

« Ce n’est pas ça qui va nous arrêter [de venir à l’école] », affirme avec aplomb Tommy Rousseau, 16 ans.

D’autres ont tout de même remarqué que des camarades de classe étaient inquiets. Certains auraient vu le graffiti comme une menace de tuerie.

« Moi-même, j’étais inquiète avant de parler à l’administration », avoue Costa Carrara, représentante des parents de l’école.

« Mauvais goût »

Un courriel a été envoyé aux parents durant le week-end et les élèves ont été rencontrés lundi, ajoute-t-elle.

Le directeur de l’école, Marco Gagliardi, était présent à l’extérieur de l’établissement malgré la pluie lundi après-midi pour assurer le bon déroulement du départ. « On continue à être vigilants », résume-t-il.

Sur Facebook, la direction enjoint aux parents de ne pas partager l’image du méfait pour ne pas jouer le jeu des vandales.

La police a ouvert une enquête et a dépêché une patrouille préventive autour de l’école, indique l’agent Manuel Couture.

Les jeunes ne devraient pas s’empêcher de s’y rendre pour ce graffiti « de mauvais goût », assure-t-il. Aucune autre menace n’a été reçue.