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«Plus que jamais, je veux gagner»

Carey Price, le meilleur argument de Marc Bergevin

«Plus que jamais, je veux gagner»
Martin Chevalier / JdeM

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Marc Bergevin était loin d’avoir la cote l’été dernier. À la tête d’une formation qui avait pris le 28e rang du circuit au terme d’une gênante saison de 71 points, le directeur général du Canadien a vu ses coups de fil demeurer sans réponse. Jamais il n’a été dans la course pour l’obtention de John Tavares et Paul Stastny. Cette fois, la situation pourrait être différente.

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« J’ai l’impression que la saison que nous avons connue rendra Marc plus attrayant », a lancé Carey Price, dans son dernier bain médiatique de la saison.

« Il y a beaucoup d’optimisme au sein de ce vestiaire. La façon dont nous avons répondu à l’adversité me prouve que cette équipe s’en va dans la bonne direction, a-t-il ajouté. Ce n’était pas comme l’an passé, alors qu’on s’écrasait. Cette fois, on a démontré du caractère. »

Encore une fois, cet été, des pointures intéressantes seront disponibles à l’ouverture du marché des joueurs autonomes. On peut penser à Artemi Panarin, Jeff Skinner et Matt Duchene, quoique ce dernier ne traîne pas une réputation enviable. À la ligne bleue, le nom d’Erik Karlsson vient, évidemment, en tête de liste.

Toutefois, ces joueurs vedettes risquent de demander la lune. D’abord, Bergevin n’a jamais été entiché à l’idée de participer aux séances de surenchère du 1er juillet. De plus, les prétendants désireux de courtiser ces athlètes seront nombreux.

De quelle façon le directeur général du Canadien parviendra-t-il à se démarquer ? Probablement avec son meilleur argument de vente : Carey Price.

D’ailleurs, advenant le cas où un joueur autonome lui passerait un coup de fil, le gardien du Canadien a déjà préparé son argumentaire.

« Je lui dirai que ma fenêtre d’opportunité se referme et que, par conséquent, plus que jamais, je veux gagner. Ça devrait donner une bonne indication de la volonté de gagner qui anime ce vestiaire », a-t-il lancé.

Résurrection de décembre

Lorsque l’auteur de ces lignes a rapporté les propos du gardien à Brendan Gallagher, celui-ci n’a pas paru surpris.

« Tout le monde réalise ça, un moment donné. Mais, pour l’instant, il est encore le meilleur gardien au monde. Je sais à quel point il est motivé », a déclaré le fougueux attaquant.

À 31 ans, le citoyen le plus connu d’Anahim Lake vient de terminer la première année du contrat de huit ans qui, à son terme, lui aura rapporté 84 M$.

Jusqu’en décembre, Price était loin de se comporter à la hauteur du gardien le mieux payé du circuit Bettman. À un certain moment, il se cherchait tellement qu’il a dû prendre quelques matchs de recul pour se refaire une santé mentale.

« Il y a eu trois semaines au début de la saison où ça s’est moins bien passé, a-t-il reconnu. On a dû s’asseoir et regarder des vidéos. À partir de ce jour, c’est comme si je m’étais redécouvert. J’ai pu revenir au niveau où je devais être. »

Et comment ! À compter du 1er décembre, Price a maintenu un dossier de 28-17-2, une moyenne de buts alloués de 2,25 (5e de la LNH chez les gardiens actifs dans au moins 30 matchs) et un taux d’efficacité de ,925 (6e).

Une tenue qui, en cours de route, lui a permis de devancer Jacques Plante au sommet des gardiens les plus victorieux de l’histoire du Tricolore.

« J’ai atteint plusieurs plateaux. En ce sens, ç’a été une saison amusante. Mais au bout du compte, malgré le travail qu’on a fait et malgré la bonne saison que nous avons connue, nous sommes arrivés à court. C’est un peu décevant », a souligné Price, qui fera l’impasse sur le championnat du monde pour passer du temps avec sa jeune famille.

Le plus grand respect pour Niemi

D’ailleurs, c’est justement dans l’optique de parvenir à classer son équipe en séries éliminatoires que Claude Julien l’a envoyé dans le filet dans 28 des 29 derniers matchs précédant la visite des Leafs, en clôture de campagne.

Deux de ces 29 rencontres n’ont pas été amorcées par Price. Deux revers. En Floride (où Price est venu en relève) et à San Jose, on s’en souviendra, Antti Niemi avait connu des soirées difficiles.

À ce sujet, Bergevin a profité de son bilan de fin de saison pour indiquer que le gardien finlandais ne sera pas de retour la saison prochaine.

« Antti est le partenaire que j’ai respecté le plus parmi tous ceux que j’ai eus. La façon dont il s’est comporté tout au long de la saison, c’est un champion. J’ai beaucoup de respect pour lui », a déclaré Price.

Une déclaration qui a du poids, considérant que depuis son arrivée dans le circuit Bettman, le choix de premier tour du Canadien en 2005 a partagé le filet avec 11 auxiliaires.

Il faut dire qu’aucun d’entre eux n’avait le vécu du vétéran de 35 ans.

Commentaires en vrac

Ryan Poehling a connu une soirée magique samedi au Centre Bell. Il a déjà hâte à la prochaine saison.

« C’est très spécial ce que j’ai vécu au cours des derniers jours. J’ai reçu environ 400 messages textes après ma performance contre Toronto. Ce match fait partie de mon processus en prévision de la prochaine saison. J’espère que les gens ne s’attendent pas à ce que je répète cela tous les soirs. J’aime me repousser mes limites. J’aimerais que le premier match de la saison prochaine soit dès jeudi. »

– Ryan Poehling

Paul Byron a raté le dernier match de la saison en raison de la blessure au poignet qui lui avait fait rater six matchs au début de février.

« J’ai traîné cette blessure pendant quelques semaines. Pour le dernier match, on a déterminé que ça ne valait pas la peine de prendre le risque. Valait mieux laisser la chance au kid [Ryan Poehling]. Finalement, ce fut la bonne décision ! »

– Paul Byron

– Propos recueillis par Mathieu Boulay