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Des mannequins de Garage jugées trop sexy

Des publicités du détaillant critiquées sur internet

Garage - controverse
Photo captures d’écran tirées du site web Garage Garage a essuyé une pluie de critiques mardi sur Facebook pour les publicités de sa nouvelle collection « festival », mettant en scène des ados badigeonnées d’huile.

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Une campagne publicitaire de vêtements des boutiques Garage montrant des adolescentes en tenue légère sème la controverse en raison de mises en scène jugées trop suggestives.

« On est dans un monde de nuit. Elles sont très huilées. Ça fait escorte. Ils sont allés beaucoup trop loin avec ces images-là. C’est de la provocation », dénonce Marc D. David, professeur titulaire au Département des lettres et communications de l’Université de Sherbrooke.

Garage - controverse
Photo captures d’écran tirées du site web Garage

Selon l’expert en image de marque, Garage étire l’élastique de la provocation avec cette nouvelle campagne pour ados.

« C’est l’hypersexualisation des jeunes filles. C’est vraiment un public adolescent », déplore-t-il.

1000 commentaires

Mardi, la grande majorité des 1000 commentaires tiraient à boulets rouges sur l’entreprise sur Facebook.

« Gang de dérangés comme équipe marketing », « Vous venez de lancer votre autodestruction » ou encore « Je suis choquée. C’est triste », pouvait-on lire.

En plus de comparer ces accoutrements à des tenues d’escortes, certains parents ont juré qu’ils n’achèteraient plus jamais de vêtements pour enfants chez Garage.

« Franchement, j’achète les trois quarts des vêtements de mon ado de 14 ans à votre boutique. C’est la première fois que je vois une photo aussi déplacée et explicite de votre [compagnie] et je vous demande de la retirer immédiatement », a exigé Nathalie Croteau, irritée.

Instrumentalisation

Stéréotypes sexistes et instrumentalisation. Le président de Camden publicité, Mathieu Bédard, a de son côté qualifié Garage de « marque qui s’abaisse au ras des pâquerettes pour atteindre ses objectifs de ventes à court terme ».

« Les publicités ne doivent pas donner l’impression d’exploiter ou de déprécier, discréditer ou dénigrer une ou des personnes », a quant à elle rappelé la directrice québécoise des communications des Normes canadiennes de la publicité, Danielle Lefrançois, en refusant cependant de se prononcer sur ce cas précis.

♦ Jointe par Le Journal mardi, Garage, qui appartient au Groupe Dynamite, n’a pas rendu nos appels ni nos messages.