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Equifax Canada blamée par le Commissariat à la protection de la vie privée

Equifax Canada blamée par le Commissariat à la protection de la vie privée
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Equifax Canada devra rendre des comptes au Commissariat à la protection de la vie privée pendant les six prochaines années après avoir échoué à protéger les données personnelles de ses clients canadiens.

En 2017, l'agence d'évaluation de crédit et sa maison-mère américaine avaient été victimes d'un vaste piratage de données. Jusqu'à 143 millions de personnes dans le monde, dont 19 000 Canadiens, avaient été affectés par ce vol d'informations confidentielles.

Les pirates avaient profité d'une vulnérabilité des systèmes informatiques de l'entreprise que cette dernière connaissait depuis deux mois.

Le Commissariat de la vie privée du Canada a livré un bilan dur au terme de son enquête, dont les résultats ont été dévoilés mardi. Mesures de sécurité insuffisantes, conservation des renseignements pendant trop longtemps, procédures de consentement inadéquates, mesures de protection limitées; l'organisme fédéral a énuméré une longue liste de problématiques associées à Equifax Canada.

Les données des Canadiens touchés par le piratage s'étaient retrouvées à la maison-mère d'Equifax aux États-Unis, ciblée par l'attaque informatique. Or, plusieurs clients ignoraient que leurs données avaient quitté le pays, a déploré le Commissariat.

«Compte tenu de la grande quantité de renseignements personnels extrêmement sensibles détenus par Equifax [...], il était totalement inacceptable de constater des lacunes aussi importantes dans les pratiques de l'entreprise», a fait savoir le Commissaire à la vie privée du Canada, Daniel Therrien, par communiqué.

Ainsi, Equifax Canada devra remettre au Commissariat, tous les deux ans, au cours des six prochaines années, des rapports de vérification sur sa sécurité informatique, qui auront été produits par une firme tierce.

Consultation

Par ailleurs, le Commissariat à la vie privée a annoncé le lancement d'une consultation sur les transferts transfrontaliers de renseignements personnels. Le public peut acheminer ses observations jusqu'à 4 juin.

«Nous reconnaissons que la circulation transfrontalière des données présente des avantages, mais, en vertu de la loi, les personnes doivent avoir leur mot à dire quant à la communication de leurs renseignements personnels à l'extérieur du Canada», a indiqué M. Therrien.

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