/news/society
Navigation

À Berlin comme à Montréal, les chauffeurs de taxi manifestent

À Berlin comme à Montréal, les chauffeurs de taxi manifestent
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Comme au Québec, les chauffeurs de taxi de 18 villes allemandes manifestent en masse contre la dérèglementation de leur industrie.

À LIRE AUSSI: [PHOTOS] Nouvelle manifestation des chauffeurs de taxi à Québec 

Mercredi, les voitures de taxi roulaient au ralenti dans de nombreuses villes allemandes, ralentissant le trafic et créant des bouchons monstres.

Les chauffeurs souhaitaient ainsi exprimer leur mécontentement concernant des changements qui assoupliront les règles de l’industrie du taxi, ouvrant grand la porte à des entreprises telles que Uber.

Le nouveau règlement modifierait la classification des voitures Uber, qui n’auraient dès lors plus l’obligation de retourner à leur point de départ après chaque trajet. Cette règle de «l’obligation du retour» ne s’est jamais appliquée aux taxis allemands.

Pour l’industrie du taxi, la dérèglementation proposée par le ministère des Transports s’apparente tout simplement à de la concurrence déloyale.

Une menace bien réelle

Les tactiques employées par les chauffeurs sont semblables à celles ayant cours ces jours-ci au Québec. 

À Berlin, plus de 5000 chauffeurs de taxi ont participé aux manifestations, roulant à la vitesse des piétons et paralysant l’autoroute menant jusqu’à l’aéroport de Tegel. De nombreux passagers ont été forcés de marcher une trentaine de minutes jusqu’à la station de train la plus près, les autobus étant également bloqués sur l’autoroute.

«Soyons clairs : l’emploi de 250 000 chauffeurs et l’entièreté du système de transport allemand sont en danger», a insisté le directeur général de l’Association allemande des taxis et voitures de location (BZP), Thomas Grätz, lors d’une conférence de presse ce lundi.

L’Association dénonce une règlementation qui favorise «unilatéralement Uber, au détriment de l’industrie du taxi.»

Parmi plusieurs demandes, l’industrie réclame que toute personne qui transporte un passager dans un but commercial soit obligée de faire officiellement approuver son véhicule.