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Le retour des cônes orange s’en vient

La Ville de Montréal promet toutefois que le nombre de chantiers n’augmentera pas cette année

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La multiplication des cônes orange sur les routes montréalaises pourrait se faire avant l’arrivée des beaux jours même si l’administration Plante promet que les chantiers ne seront pas plus nombreux que l’an dernier.

Après avoir reconstruit ou réhabilité un nombre record de 278 km de chaussées l’année dernière, la Ville de Montréal prévoit en faire un peu moins en 2019, soit 260 km.

La Ville est consciente des désagréments que subiront encore cette année les usagers de la route, mais elle assure avoir pris tous les moyens pour limiter les impacts.

« Nous avons compris que les citoyens et les commerçants ont besoin d’un répit. Nous avons donc refusé près d’une demande de chantier sur deux », explique Sylvain Ouellet, responsable des infrastructures au comité exécutif de la Ville.

Tous les chantiers non urgents de la Ville ou de ses partenaires, comme la STM, Hydro-Québec ou Énergir, ont donc été reportés à une date indéterminée.

« C’était nécessaire pour préserver la vitalité du centre-ville, notamment », précise M. Ouellet, faisant référence aux difficultés financières récentes vécues par les commerçants des rues Sainte-Catherine ou Saint-Denis.

Il assure que tous les chantiers qui seront entrepris cette année sont incontournables. C’est notamment le cas de la construction du SRB Pie-IX, du réaménagement de la rue Sainte-Catherine, entre De Bleury et Mansfield, ou celui de la Plaza Saint-Hubert.

Ces travaux de voirie et dans le réseau d’eau totaliseront des dépenses de 766 millions $.

Moins d’investissements ?

Il n’a toutefois pas été possible de savoir si les sommes prévues pour ces travaux sont en augmentation ou en baisse par rapport à l’an dernier, puisque la Ville a modifié sa méthode de calcul, excluant dorénavant les travaux d’infrastructure hors rue, comme la réfection d’usines de traitement des eaux.

L’opposition à la Ville n’a toutefois pas manqué de faire remarquer l’énorme diminution d’investissement par rapport aux 1,2 milliard prévus en 2018.

« On se rend compte que l’administration Plante n’a pas livré la marchandise en annonçant des montants irréalistes l’an dernier, dénonce Lionel Perez. On l’avait dit l’an dernier, Projet Montréal prend ses désirs pour la réalité. »

Selon M. Perez, l’annonce d’un ralentissement des travaux d’infrastructures n’est pas une bonne nouvelle.

« Les Montréalais devront attendre encore de nombreuses années avant de retrouver une situation acceptable », déplore le chef d’Ensemble Montréal.

M. Perez estime que d’autres solutions sont préférables, comme l’accroissement des sanctions en cas de retard dans les chantiers ou la révision des horaires de camionnage au centre-ville.