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Une deuxième carrière comme vendeuse à 85 ans

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 LONGUEUIL – Souriantes et toujours passionnées, des employées de Club Tissus dans l'arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil, sont ravies de pouvoir continuer à travailler à 75 ans passés. 

 Après une carrière en comptabilité, Rose-Marie Joly, 76 ans, est retournée à ses premières amours: la couture et les tissus. Son travail à temps partiel lui permet de rester active.  

 «Moi, vu que je suis seule à la maison, venir travailler trois jours par semaine, c'est agréable. Je vois des gens. Alors, comme ça, on n'a pas le temps de s'ennuyer», a dit Mme Joly, jeudi, en entrevue avec TVA Nouvelles.  

 Sa collègue Suzanne Bélanger est pour sa part âgée de 85 ans. C’est Rose-Marie qui a convaincu la couturière de profession de se joindre à l’équipe de Club Tissus il y a déjà 12 ans.  

 Les travailleurs plus âgés sont une ressource précieuse sur le marché du travail. Leurs connaissances du domaine se comptent souvent en dizaine d’années, une expérience incomparable pour les employeurs.  

 «Si une dame arrive ici et elle demande: "Avez-vous des épingles à chapeau ou une voilette?", une jeune qui travaille ici, bien, elle ne le sait pas parce qu'elle n'a pas vécu dans les mêmes années», a illustré Mme Bélanger.  

 Si l'apport des 55 ans et plus au marché du travail est incontournable et encouragé par le gouvernement, les chiffres révèlent que 51 900 d’entre eux étaient au chômage l'an dernier.  

 En ce sens, Mme Joly et Mme Bélanger sont des modèles. À la question: «pourquoi n’êtes-vous pas à la retraite?», Mme Bélanger se plaît à répondre: «moi, je fais le contraire, j'ai l'esprit de contradiction».  

 Le président-directeur général de Club Tissus, Frédérik Guérin, s’assure de s’adapter à ses employés plus âgés. «On leur demande vraiment c'est quoi le rythme qu'elles veulent adopter. Et on s'ajuste. Des semaines, c'est deux jours. D'autres semaines, c'est quatre. Des fois, ils ont le goût de sortir un peu plus», a-t-il expliqué.  

 Et Rose-Marie Joly l’en remercie à sa façon. «Moi, je garde toute mon énergie pour le magasin. Après, quand j'arrive chez moi, je n'ouvre jamais mon radio. Je veux la paix pour recharger mes batteries pour revenir travailler encore après!»