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Valérie Plante exige des excuses du maire de Hampstead

Valérie Plante exige des excuses du maire de Hampstead
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Après de nombreux politiciens fédéraux et provinciaux, c'est au tour de la mairesse de Montréal Valérie Plante d'exiger des excuses du maire de Hampstead, William Steinberg, pour ses propos de la semaine dernière assimilant le projet de loi sur la laïcité à une tentative de «nettoyage ethnique».

 • À lire aussi: Le maire de Hampstead évoque un «nettoyage ethnique» 

«Vendredi dernier, le maire Steinberg a prononcé des propos absolument inacceptables, des propos qui ont suscité l’indignation partout au Québec, avec raison. Les propos du maire Steinberg n’ont pas leur place dans le débat public», a affirmé Valérie Plante dans une déclaration écrite.

«Par ses propos et son refus de s’excuser, le maire Steinberg est en train de détourner le débat du projet de loi sur la laïcité pour devenir lui-même l’objet du débat. Cette attitude est irresponsable et doit être dénoncée.»

Invité à réagir à la sortie de la mairesse, le premier ministre du Québec, François Legault, a dit qu’«il était temps».

La mairesse, qui était à l’étranger pour une mission diplomatique plus tôt cette semaine, réagira aussi de vive voix demain à l’hôtel de ville.

En outre, Mme Plante a de nouveau rappelé «l’importance pour les élus de demeurer au-dessus de la mêlée» dans le débat sur la laïcité. M. Steinberg devrait reconsidérer sa décision de convoquer une assemblée spéciale du conseil de ville de Hampstead, à moins qu’il souhaite s’excuser, selon elle.

Le 5 avril, M. Steinberg participait à une conférence de presse à Côte-Saint-Luc pour inviter la population à manifester son opposition au projet de loi sur la laïcité le 14 avril prochain, lorsqu’il a comparé la proposition législative à du «nettoyage ethnique». Le 9 avril, il a refusé de s’excuser, précisant qu’il parlait de «nettoyage ethnique pacifique».

Ses propos ont été dénoncés par des élus de tous les paliers gouvernementaux, incluant les premiers ministres du Québec et du Canada, ainsi que le ministre responsable du projet de loi. Un citoyen montréalais a aussi porté plainte à la Commission municipale du Québec.