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AquaHacking : un concours pour résoudre les enjeux liés à l’eau

L'équipe WaterPuris
Courtoisie L'équipe WaterPuris

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Lorsqu’on ouvre le robinet, il est rare que l’on pense aux enjeux concernant la préservation de l’eau douce. Et pourtant, il y a en plusieurs. L’hackathon AquaHacking fait appel aux étudiants et experts du pays depuis 5 ans pour trouver des solutions durables à cette situation problématique.

«C’est un concours qui s’apparente à l’émission Dans l’œil du dragon», amène la Chef des opérations Isabelle Bourduas. Comme pour le populaire show de télé, les participants du AquaHacking peuvent remporter un montant d’argent pour les aider à démarrer leur entreprise.

Mais ce concours a une vocation environnementale avant tout. «L’équipe gagnante doit trouver une solution technologique viable pour répondre à des enjeux liés à l’eau douce», explique Mme Bourduas.

David Blair et Maraïka DeGroot de l’équipe SWIM
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David Blair et Maraïka DeGroot de l’équipe SWIM

Pour établir ces enjeux, la fondation de Gaspé Beaubien, à l’origine de l’initiative, consulte des experts (scientifiques et entrepreneurs) en amont de l’épreuve. Ces experts appuieront par la suite les équipes dans le développement de leur produit afin que celui-ci puisse être commercialisable.

L'équipe WaterPuris
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Cette année, les participants devront s’attaquer à 5 enjeux touchant les Grands Lacs et le bassin du Saint-Laurent: la contamination des cours d’eau par le salage, les inondations, la pollution causée par les lingettes jetables et les microplastiques ainsi que la sensibilisation du public à l’utilisation de l’eau municipale.

Pour trouver les innovateurs de demain, la fondation recrute aussi bien des étudiants universitaires que de jeunes diplômés friands de technologie au Québec, en Ontario et dans quelques États américains du mois de mars jusqu’à la mi-mai.

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire au hackhathon en équipe ou de manière individuelle directement sur le site de AquaHacking.

 

Devenir entrepreneur grâce à la cause

Tout au long du concours d’une durée de 6 mois, les quelque 200 participants répartis en une trentaine d’équipes ont accès à des ressources pour peaufiner leurs aptitudes entrepreneuriales sans toutefois avoir de financement.

«Souvent, ces étudiants-là ne connaissent rien à l’entrepreneuriat et c’est avec l’aide de nos mentors qui agissent à titre de coachs qu’ils deviennent des hommes et des femmes d’affaires», explique Isabelle Bourduas.

Les meilleures équipes sélectionnées par un panel de juges passent en demi-finale et doivent lancer leur projet pour espérer faire partie des 5 finalistes au mois d’octobre.

L'équipe montréalaise EGC Labs
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L'équipe montréalaise EGC Labs

L’équipe en première place remporte une bourse de 20 000 $, la deuxième 15 000 $, la troisième 10 000 $ et 2500 $ pour chacune des deux dernières marches du podium.

«Outre l’argent, les gagnants se verront également appuyés par un incubateur partenaire de l’évènement afin que leur idée devienne une start-up réelle», souligne la Chef des opérations. Selon elle, le taux de réussite des start-up victorieuses de AquaHacking se situe autour de 75 %.

Parmi les champions des éditions précédentes, on retrouve E-Nundation, une entreprise de Québec à l’origine d’une application multiplateforme destinée à prévenir une inondation et mesurer ses impacts.

Conférence donnée par Claude Perras, ancien directeur d’AquaHacking à l’incubateur DMZ de Ryerson University’s
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Conférence donnée par Claude Perras, ancien directeur d’AquaHacking à l’incubateur DMZ de Ryerson University’s

 

Un concept qui porte fruit

À partir de l’année prochaine, la fondation de Gaspé Beaubien organisera une autre compétition en parallèle du AquaHacking seulement entre des firmes d’ingénierie.

«L’objectif derrière tout ça est de créer un impact dans le monde de l’eau. Donc nous voulons encourager toutes les initiatives qui vont dans ce sens».

Suite à la popularité grandissante de l’évènement, le concept d’AquaHacking s’étendra à d’autres villes canadiennes, comme Vancouver et Halifax en 2020.

À l’international, des pays comme Israël et la Belgique ont déjà manifesté leur intérêt de reprendre l’idée d’ici quelques années.

Une chose est sûre, pour changer le monde, il faut oser se mouiller!

Pour plus d’informations sur le AquaHacking ou pour vous inscrire à la compétition, c’est par ici!

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