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Cure recherchée

Jordan Spieth réplique à un lent début

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Photo AFP Jordan Spieth s’est ressaisi hier avec une ronde de 68.

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AUGUSTA | À la recherche d’une cure pour soigner son jeu erratique depuis plusieurs mois, Jordan Spieth espère la trouver sur son parcours préféré, l’Augusta National.

Le champion de l’édition 2015 et codétenteur avec Tiger Woods du record du meilleur score (-18) au Tournoi des Maîtres traverse une période sombre de sa jeune carrière.

Qui aurait pu prédire ce déraillement à la fin de sa stellaire saison 2015, où il avait pratiquement tout raflé ?

Spieth est débarqué à Augusta en affichant une quelconque confiance. Il avait enregistré son meilleur résultat de la saison la semaine passée à l’Omnium du Texas, une 30e place. Son père Shawn l’a aussi invité à une petite séance de renforcement positif en visionnant le Masters de 2015.

Vendredi, il a rebondi après une première ronde difficile de 75 (+3) en livrant une performance plus inspirante, une carte de 68 (-4).

Depuis plusieurs mois, le golfeur tente de peaufiner plusieurs aspects de son jeu. Ces détails qui le rendront meilleur à long terme tardent à payer sur les parcours. Plutôt impatient de nature, le jeune athlète tient le coup et fait confiance au plan établi.

« Je me sens bien avec mon jeu même si les récents résultats ne semblent pas le démontrer. J’ai fait de bons progrès dans les derniers jours, a indiqué celui qui tenait un discours semblable après être tombé sous le couperet au Players.

« Il faut faire confiance au processus », a-t-il ajouté, épié par son entraîneur Cameron McCormick cette semaine à Augusta.

À ses 10 sorties en 2019, Spieth compte un seul top 30, hormis celui au Championnat du monde de golf par trous, et il est passé trois fois sous le couperet. Il présente des statistiques sous ses normes de triple champion majeur. Du tertre au vert, c’est ardu. Une fois rendu, son fer droit fait défaut. Il ne fait plus opérer sa magie avec son arme de prédilection. Il y a justement changé la prise avant le Masters.

Humilité

Le golf peut ramener un joueur à l’ordre à n’importe quel moment dans sa carrière. Spieth n’avait pas changé après ses consécrations. Il est toujours resté humble et terre à terre malgré son statut de grande vedette au début de la vingtaine, à l’ère où la domination de Woods était disparue.

Il a trôné au sommet du classement mondial et faisait courir les foules. Le Texan maintenant âgé de 25 ans a depuis glissé au 33e rang mondial.

« Au golf, le moindre bénin détail dans un élan peut tout faire dérailler. Il faut comprendre ce qui cloche, a-t-il expliqué. Si tu fais les choses de la mauvaise façon, tu creuses ton trou. Le golf peut t’humilier. »

Spieth voit l’avenir avec optimisme. Il faut parfois chuter pour savoir se relever. Le golf l’enseigne à la dure devant les caméras et les millions de regards.

« Tout le monde vit des hauts et des bas. L’objectif, c’est de se ressaisir, se remettre à grimper et savoir jusqu’où on peut monter. »

Le golfeur sent qu’il est sur le bon chemin sans se préoccuper des résultats pour le prouver.

« Je sais où est mon jeu et je sais que les bons coups viendront très bientôt. »