/news/society
Navigation

Le «Bonjour/Hi» en progression à Montréal

GEN-METEO-FROID
Joël Lemay / Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC | La proportion des commerçants qui accueillent leurs clients avec un «Bonjour/Hi» a doublé entre 2010 et 2017 dans la grande région de Montréal, révèlent des statistiques publiées vendredi par l’Office québécois de la langue française (OQLF).  

Selon l’OQLF, qui a mandaté des observateurs pour accomplir la collecte de données, 8 % des commerces ont accueilli leurs clients avec une salutation bilingue en 2017, contre 4 % en 2010.  

De plus, le taux des salutations exclusivement en anglais a augmenté de 12 % à 17 % pendant la même période, tandis que celui des salutations exclusivement en français a diminué de 84 % à 75 %.  

Sans surprise, l’accueil exclusivement en anglais se concentrait surtout dans les commerces de la zone ouest de l’île (34 %).  

Par contre, une fois le client accueilli, celui-ci parvient à être servi en français dans 96 % des cas, précise l’OQLF.  

«Moi je vous dis que de dire un beau "bonjour" au monde, il n’y a rien de plus beau pour dire qu’au Québec, ça se passe en français», a commenté la ministre responsable de la langue française, Nathalie Roy, sans pour autant condamner la formule bilingue.  

Plus de Québécois savent parler français  

Toujours selon l’organisme, une plus grande proportion de Québécois savent parler français aujourd’hui qu’il y a 20 ans, même s’il s’agit d’une «lente progression».  

En 1996, 69 % des citoyens qui n’avaient ni l’anglais ni le français comme langue maternelle étaient en mesure de soutenir une conversation en français, alors que cette proportion a été de 77 % en 2016, un bond de 8 %. Chez les anglophones, cette proportion est passée de 63 % à 70 %, une augmentation de 7 %. Au total, donc, ce sont 94 % des Québécois qui pouvaient, en 2016, discuter en français.  

Mais la connaissance du français ne se traduit pas forcément dans les interactions au travail et à la maison, note l’OQLF.  

En 2016, 80 % des personnes utilisaient la plupart du temps le français comme langue de travail, une baisse de 2 % comparativement à cinq ans plus tôt. De plus, le poids des personnes qui ont le français seulement comme langue la plus parlée à la maison a légèrement diminué pendant la même période (de 80 % à 79 %).