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Sièges sociaux: Québec n’a pas un «Fonds 9-1-1» pour sauver SNC-Lavalin

Pierre Fitzgibbon
Photo d'archives, Simon Clark Pierre Fitzgibbon

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Les deux milliards de dollars prévus dans le dernier budget pour solidifier le Québec inc. ne devraient pas servir de « Fonds 9-1-1 » pour sauver SNC-Lavalin, estime le ministre de l’Économie du Québec, Pierre Fitzgibbon.

Le gouvernement Legault a débloqué la somme de 2 milliards $ dans son premier budget afin de les injecter dans des entreprises québécoises. D’une part, la capitalisation d’Investissement Québec a été augmentée de 1 G$, pour atteindre 5 G$, ce qui permettra d’offrir un soutien financier additionnel, par exemple sous la forme de prêts.

Un autre milliard de dollars est mis de côté pour que Québec puisse acheter des actions d’« entreprises stratégiques » qui pourraient être ciblées par des prises de contrôle extérieures.

Or, ces fonds ne serviront probablement pas à tirer SNC-Lavalin du pétrin, a affirmé vendredi le ministre de l’Économie.

Question de calculs

« Il faut faire attention. Le milliard [prévu pour l’acquisition d’actions], ce n’est pas un fonds 9-1-1 pour sauver des compagnies », a prévenu M. Fitzgibbon, lorsque pressé de questions sur SNC-Lavalin et l’aide que Québec pourrait lui offrir.

« Il faut faire les calculs, ajoute-t-il. La valeur boursière de SNC-Lavalin avoisine le 8 milliards $. Quand même bien qu’on leur donnerait le milliard au complet, je ne suis pas sûr que ça aurait un impact. »

La mise sur pied de ce fonds servira, au moyen de prises de participation de la part du gouvernement du Québec, à éviter des prises de contrôle étrangères, notamment. Mais cela se fera de façon « proactive » plutôt qu’à la dernière minute, selon l’ancien homme d’affaires.

M. Fitzgibbon s’exprimait en marge de la 50e assemblée générale du Conseil du patronat du Québec, à Montréal.

Il s’est dit confiant pour l’avenir du géant montréalais de l’infrastructure, affirmant que la prise de participation n’est pas la seule option à portée de main de Québec pour venir en aide à SNC-Lavalin.

« On est en contact avec eux, je parle au PDG Neil Bruce régulièrement. Dans la mesure où ils ont besoin d’aide, on va être là. »