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Un enfant est oublié sept fois par son transport scolaire

Une mère s’inquiète pour la sécurité de son jeune de 11 ans laissé seul dans le trafic

Enfant oublié Sherbrooke
Photo courtoisie, Alex Drouin La mère Anne-Marie Gingras et son conjoint Matthew Copping entourent Nicholas Gingras à l’endroit où il attend son transport.

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SHERBROOKE | Un enfant de 11 ans a été oublié au moins sept fois devant chez lui en quelques mois par le transport scolaire, le laissant poireauter dans un secteur où des véhicules roulent à toute vitesse.

La mère du petit Nicholas Gingras est très inquiète parce que le taxi mandaté par la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke pour transporter son enfant à l’école le matin ne se présente pas toujours depuis décembre.

Selon les parents, il a même déjà dû attendre plus d’une heure à l’arrêt situé au bout de leur cour, sur la rue Wellington, une zone très passante où la limite de vitesse est de 50 km/h, mais passe à 80 km/h quelques mètres plus loin.

« Ça fait un peu plus de sept fois qu’on oublie de venir le chercher. Il n’y a pas de trottoir [à cet endroit] et c’est dangereux », estime sa mère, Anne-Marie Gingras.

En se rendant à la résidence familiale, à environ 30 mètres de l’arrêt, Le Journal a constaté que les voitures circulaient rapidement et qu’il était difficile de traverser la rue de façon sécuritaire.

Peu de temps avant la dernière période des Fêtes, la commission scolaire a changé de compagnie de transport pour aller le chercher et fait maintenant affaire avec une compagnie de taxi.

Pas d’autobus

Si la commission scolaire n’offre pas de service d’autobus scolaire à la famille Gingras, c’est qu’elle habite trop près de l’établissement scolaire, selon les dires de Mme Gingras.

Elle demeure à 1,3 km de l’école, ce qui est un long chemin à pied pour un enfant de cinquième année.

« Ce serait irresponsable de le faire marcher jusqu’à l’école, car il n’y a pas de trottoir dans le secteur », s’insurge la mère.

Le petit Nicholas avoue qu’il n’aime pas attendre si longtemps sur le bord de la route.

« Je suis stressé parce que je ne veux pas que ma prof trouve que ça arrive trop souvent », dit-il.

« On a eu droit à plusieurs excuses de la part de l’école, mais la situation ne s’est jamais réglée », ajoute le beau-père de l’enfant, Matthew Copping.

Correctifs apportés

La direction de l’école LaRocque est restée muette face à nos demandes d’entrevue, mais la commission scolaire a fait savoir que cette situation avait été portée à son attention et qu’elle avait apporté des correctifs pour corriger le problème.

« Malgré tout, il y a eu du retard. Par conséquent, nous avons pris d’autres mesures pour corriger la situation, qui devraient être effectives jusqu’à la fin de l’année scolaire. »

Or, la mère a dû appeler à l’école deux fois au cours des derniers jours, soit les 4 et 8 avril, car son fils avait encore été oublié.

Dalibor Markovic, le président par intérim de Taxis de Sherbrooke, la compagnie responsable d’aller chercher le jeune garçon, a mentionné au Journal qu’il n’avait jamais eu vent de cette situation et que ce genre de plainte était adressée à la commission scolaire, et non à sa compagnie.