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Cinq titres à moins de 10$ à surveiller

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Question : Je n’ai pas une fortune à investir. Avez-vous des petites capitalisations canadiennes à me proposer ?


Réponse : Voici cinq titres qui ne vous décevront pas.

1. Reitmans (RET-A.TO) Vieux routier du Québec inc., Reitmans a connu des jours meilleurs (le titre cotait à près de 25 $ en mai 2007), mais souffre moins du commerce en ligne que de nombreux compétiteurs. Reitmans verse un dividende (20 cents), mais son rendement est plus qu’appréciable, à 6,10 %. Le cours/bénéfice est de 15,52. Le détaillant affiche une valeur comptable de 5,61 $, bien en dessous du marché.

2. Hexo (HEXO) À voir les files d’attente qui se maintiennent devant les comptoirs de la Société québécoise du cannabis, avec laquelle elle a un solide contrat d’approvisionnement, Hexo Corp a un avenir intéressant. L’été dernier, elle se dotait d’installations de production dans un ancien centre de distribution de Sears en Ontario, et jouit d’une entente de développement de produits avec Molson Coors. Certains estiment que ses revenus pourraient exploser de 739 % d’ici l’an prochain, grâce à ses acquisitions récentes, notamment Newstrike. Hexo est toutefois déficitaire depuis son entrée en Bourse et a perdu 6 M$ au dernier trimestre. C’est un titre spéculatif. Mais le marché du cannabis est loin de s’éteindre...

3. Western Forest Products (WEF.TO) C’est l’exemple parfait d’une petite capitalisation boudée par le marché, ayant perdu 25 % de sa valeur en un an, malgré une profitabilité intéressante depuis cinq trimestres. Certes, le bois d’œuvre est frappé par des droits de douane américains, mais l’industrie bénéficie d’une économie nord-américaine solide et d’un taux de chômage à un creux historique, qui se répercute sur la construction de maisons. L’entreprise verse un dividende de 0,09 cent par action et le rendement est 4,89 % ! Son encaisse dépasse largement ses dettes, et elle affiche un profit de 69,2 M$ pour des revenus de 1,2 milliard $.

4. Constellation Software (CSU) Ce consolidateur de firmes technologiques emploie 13 000 personnes. Ses revenus excèdent 2,1 G$ US. La société a acheté plus de 300 entreprises avec les années. Depuis son entrée en Bourse, en 2006, le titre affiche une croissance annuelle de 38 %. Le dividende est de 5,35 $ pour un rendement de 0,45 %. Le ratio cours/bénéfice est de 64,40 pour un PEG 5 ans de 1,68. C’est cher.

5. Plaza Reit (PLZ-UN.TO) Voici une autre entreprise dont le titre se transige sous sa valeur comptable (4,35 $ l’action). Plaza Reit possède 284 propriétés totalisant 8,2 millions de pieds carrés, dont des centres commerciaux partout au pays (notamment les Galeries Montmagny et les Promenades du Cuivre à Rouyn-Noranda). L’entreprise affiche des revenus stables de 26 M$ depuis plusieurs trimestres et environ 90 % proviendraient de bannières nationales. Elle offre un dividende de 28 cents et son rendement est de 6,76 %. Son cours/bénéfice est toutefois élevé, à 38,52, pour une société exposée aux soubresauts du commerce de détail. Mais elle a survécu aux déconfitures de Sears, Target, Toys R’ Us et autres géants, ce qui doit signifier quelque chose...


Question à notre investisseur

► Les informations publiées dans cette chronique ne constituent pas des conseils ou des recommandations formulées par Le Journal. Toute personne intéressée doit consulter les conseillers ou professionnels autorisés pour ces fins par l’Autorité des marchés financiers.