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La toile de Mickey Mouse retrouvée

Un enquêteur se souvenait avoir vu l’œuvre dans une parution du Journal en 2017

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Photo courtoisie La toile de Mickey Mouse a été volée en avril 2017 à la Galerie Beauchamp, dans le Vieux-Montréal.

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Un artiste dont la toile de Mickey Mouse avait été volée il y a deux ans dans une galerie d’art du Vieux-Montréal est enchanté que la police de Laval l’ait par hasard retrouvée lors d’une perquisition, la semaine dernière.

« C’est assez spécial de vivre ça. Ça lui donne toute une histoire ! Elle vaut peut-être plus, maintenant », s’interroge à la blague François Boutet, un illustrateur numérique de Québec.

L’œuvre a été retrouvée le 4 avril sur le mur d’un individu chez qui la police procédait à une saisie, quand un enquêteur s’est souvenu l’avoir aperçue dans un article.

 

Toile unique

Car en 2017, Le Journal publiait un reportage sur le vol inusité du tableau à la Galerie Beauchamp, sur la rue Saint-Paul Ouest.

« Notre enquêteur l’a tout de suite reconnu, rapporte Geneviève Major, porte-parole de la police de Laval. On a vérifié, et c’est bien l’original. »

L’enquête déterminera maintenant si des accusations de recel seront déposées contre son propriétaire.

Pour sa part, celui connu sous le nom d’artiste Boutet aimerait bien récupérer la toile afin de l’exposer cet automne, à Québec.

L’artiste de 46 ans s’inspire de personnages animés cultes. Son Mickey Vintage — My Cutie Love de 5 pieds sur 5 pieds vaut pas moins de 5000 $.

Vol inusité

Sa pièce a été dérobée quelques jours à peine après que la galerie l’ait installée dans sa vitrine.

« Un client nous avait envoyé des photos de cartes de crédit avec son nom. L’une d’elles a fonctionné pour le paiement », se remémore Caroline Chamberland, directrice de la galerie d’art. Il s’agissait de cartes trafiquées.

Selon elle, il est pratique courante qu’un acheteur paie une acquisition à distance, après l’avoir aperçue de l’extérieur, pour être certain de mettre le grappin dessus.

Alors tout semblait normal à ses yeux, jusqu’à ce qu’un chauffeur de taxi vienne la chercher.

Comme la transaction bancaire avait été acceptée, la directrice ne s’était pas opposée à remettre le tableau à l’individu.

C’était la deuxième fois qu’une œuvre de Boutet se faisait voler. La première fois était survenue à Toronto, quelques mois plus tôt.

« Les voleurs ont du goût. Quelque part, c’est flatteur », a conclu en riant François Boutet, tout de même heureux que son talent soit apprécié.