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La disparue au Burkina Faso vivante

Il y aurait «des pistes intéressantes» à creuser

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La Québécoise Édith Blais, disparue au Burkina Faso depuis décembre avec son compagnon de voyage italien, serait toujours vivante, mais à l’extérieur du pays, après avoir été enlevée, a affirmé un ministre du gouvernement burkinabé. 

« Nos renseignements indiquent qu’ils ne se trouvent plus sur notre territoire [...]. Nous sommes certains que leur vie n’est pas en danger. Nous pouvons affirmer que ces personnes sont encore en vie », a indiqué Rémis Fulgance Dandjinou dans une entrevue à la télévision publique italienne (RAI), précisant qu’il y a « des pistes intéressantes » à creuser.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a poursuivi en soutenant qu’il avait « l’espoir que la collaboration entre les différents acteurs puisse permettre de les repérer de manière précise et d’établir le meilleur moyen de les ramener sains et saufs à leurs proches ».

« Aller au-delà pourrait peut-être donner de faux espoirs », a-t-il toutefois laissé tomber, disant que son gouvernement déplorait les enlèvements. 

Édith Blais, une Sherbrookoise de 34 ans, et son compagnon, Luca Tacchetto, 30 ans, qui est originaire de Venise, n’ont pas donné de nouvelles depuis le 15 décembre, alors qu’ils traversaient en voiture le Burkina Faso, pays d’Afrique de l’Ouest en proie aux violences djihadistes, pour prendre part à un voyage humanitaire. Ils auraient été enlevés.

Le ministre aurait émis l’hypothèse, une fois les caméras éteintes, que les deux voyageurs se trouveraient « probablement au Mali », ce qui vient confirmer un récent rapport de la Human Rights Watch. 

« Pas d’homicide »

« La chose importante, c’est qu’il n’y a pas eu d’homicide. Si c’était le cas, nous aurions déjà récupéré le ou les corps. Il existe donc l’espoir de parler et de négocier avec les protagonistes pour régler la situation », a dit Rémis Fulgance Dandjinou.

Disant être au courant de la situation, Ottawa pas voulu commenter les déclarations du ministre burkinabé, afin de ne pas « compromettre les efforts en cours ou mettre en danger la sécurité » des disparus. 

« Les représentants du gouvernement canadien au Burkina Faso sont également en contact avec les autorités locales pour recueillir des renseignements supplémentaires », a-t-on précisé par courriel. 

La famille d’Édith Blais n’a pas répondu à la demande d’entrevue du Journal

– Avec l’AFP