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Paradis fiscaux: une action pour que les multinationales payent leur juste part

Paradis fiscaux: une action pour que les multinationales payent leur juste part
Photo d'archives AFP

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MONTRÉAL | L’utilisation de paradis fiscaux par les multinationales installées à Montréal, comme Apple et Starbucks, a été dénoncée samedi lors d’une manifestation tenue au centre-ville.

Les organismes ATTAC-Québec et le collectif Échec aux paradis fiscaux ont organisé une action symbolique devant des bâtiments abritant certaines multinationales installées à Montréal, comme le géant Apple, Starbucks ou encore Alimentation Couche-Tard. Ils ont dénoncé leur utilisation de paradis fiscaux. 

«En cette période d’avril où les contribuables doivent produire leurs rapports d’impôt, nous lançons le message que les multinationales comme celles que nous ciblons aujourd’hui doivent payer leur juste part d’impôt», a indiqué Claude Vaillancourt, président d’ATTAC-Québec. 

Les manifestants dénoncent aussi l’inaction des gouvernements, qui «tardent à agir pour mettre fin aux paradis fiscaux». Les organismes soutiennent que l’évasion et l’évitement fiscaux affectent les déficits publics, en plus de contribuer à l’injustice fiscale. 

«Les derniers budgets du Québec et du Canada sont encore une fois décevants. Nous sommes encore bien loin de la mise sur pied de mesures significatives et audacieuses nécessaires pour mettre fin à l’injustice fiscale», a fait savoir Samuel-Élie Lesage, coordonnateur du collectif Échec aux paradis fiscaux. 

Sans cette manne, ils estiment que les gouvernements se privent d’argent qui aurait pu les aider à réaliser plus rapidement «la nécessaire transition écologique».