/misc
Navigation

Supermassif trou noir libéral

puits inactifs
Photo d'archives, Simon Clark Parmi ceux qui ont appuyé Pierre Moreau dans le passé, on souligne «qu’il s’ennuie beaucoup de la politique», qu’il réfléchira «s’il se sent désiré».

Coup d'oeil sur cet article

En se retirant de la course pour la chefferie, le favori André Fortin a créé un immense vide dans lequel les libéraux semblent inexorablement aspirés.

« Le choc est dur à encaisser », a lâché sans détour un membre de la famille libérale, rencontré au lendemain de l’annonce surprise.

Il y avait une organisation derrière le jeune député de Pontiac, ex-ministre des Transports et émule de Robert Bourassa.

On dit que la presque totalité des présidents régionaux lui avait promis leur appui, en plus d’une majorité de députés.

Il pouvait rallier tant les jeunes que l’establishment, parce qu’il représentait à la fois l’avenir et la tradition libérale.

« Ça déçoit », admet un député qui se questionne sur la suite des choses.

Avant même ce désistement spectaculaire, bien des élus souhaitaient une course avec plusieurs candidats, pas seulement un affrontement entre Fortin et Dominique Anglade, qu’on jugeait un peu trop semblables.

Des membres cherchaient une perle plus « nationaliste » à l’extérieur du parti.

« Ça nous prend des gens intéressants pour que la course intéresse le monde », a résumé un élu.

Mais le PLQ, dont l’appui chez les francophones est réduit à un famélique 10 %, a déjà été plus attirant !

Le leader Sébastien Proulx maintient sa décision de passer son tour. L’ex-ministre Sam Hamad a brièvement laissé la porte ouverte à un retour.

L’encre de sa photo publiée dans Le Journal n’était pas encore sèche qu’il a battu en retraite.

Certains ont rêvé à l’ex-maire de Montréal, mais Denis Coderre, tout en exhibant son nouveau physique de boxeur, a assuré qu’il ne monterait pas dans l’arène provinciale. C’est le trou noir.

Le destin de Moreau ?

Reste notamment l’ancien prétendant, le dauphin qui s’est retrouvé hors de l’eau.

Les ambitions caressées par Pierre Moreau ont été interrompues une première fois par la maladie, puis par la dure défaite qui l’a renvoyé à la pratique du droit.

Il s’était rangé derrière André Fortin, tout comme les députés qui lui sont fidèles.

On dit que le téléphone de l’ex-député de Châteauguay sonne à répétition depuis mardi.

Parmi ceux qui l’ont appuyé dans le passé, on souligne « qu’il s’ennuie beaucoup de la politique », qu’il réfléchira « s’il se sent désiré ».

Il prend ses distances

Hier, il a pris ses distances, affirmant qu’il n’est « absolument pas là-dedans ».

Il pourrait se remettre en selle rapidement, ayant connu l’expérience d’une course en 2012 et conservé la plupart de ses supporteurs.

« Je ne serais pas surpris, connaissant ses ambitions personnelles », a dit un de ses anciens collègues.

Dominique Anglade, elle, ne cesse de faire dans la retenue, et n’a avancé aucun pion.

Dans la députation, plusieurs font mine d’ignorer que Marwah Rizqy sera sur les rangs. La pur-sang ne s’est pas gênée pour tirer dans le bateau libéral.

Sa critique de la campagne électorale de Philippe Couillard, qu’elle a réduit à proposer « des pailles en bambou et une deuxième carte d’assurance maladie », l’a isolée encore plus dans la famille libérale.

Certains en veulent même aujourd’hui à l’ex-ministre Jean-Marc Fournier de l’avoir recrutée dans le château fort de Saint-Laurent !

Elle n’en a que faire

Mais la jeune femme n’en a que faire. Et même si elle n’avait pas d’amis au caucus, ça ne l’empêcherait pas de faire le plein d’appuis chez les jeunes, notamment.

Pour mémoire, dans la dernière course à la direction du PQ, Alexandre Cloutier avait 13 députés derrière lui, et il a été battu à plate couture par Jean-François Lisée.

Pour l’instant, elle semble la plus intéressée à allumer la torche dans la noirceur.

Les bulletins

Pierre Arcand, PLQ

puits inactifs
Photo Agence QMI, Simon Clark

Le chef intérimaire a joué avec le feu depuis le dépôt du projet de loi sur la laïcité et s’est finalement brûlé. Il a affirmé mercredi que les politiques de la CAQ « incitent à ce genre d’excès », en faisant référence aux propos du maire d’Hampstead sur le « nettoyage ethnique ». Sa sortie a fait rouler des yeux, même dans sa formation. Contrit, il s’est excusé 24 heures plus tard.

André Lamontagne, CAQ

puits inactifs
Photo Agence QMI, Simon Clark

Un rapport remis en 2016 au ministère de l’Agriculture faisait état de l’urgence de réduire l’utilisation de pesticide. M. Lamontagne en ignorait l’existence. Il a par ailleurs encore confiance en son équipe même si personne n’avait cru bon l’informer depuis qu’il est en fonction. Et même si un agronome ayant soulevé les mêmes inquiétudes a été congédié. Quelque chose ne tourne pas rond...

Jean-François Roberge, CAQ

puits inactifs
Photo Agence QMI, Simon Clark

On remercie le ministre de ne pas céder devant le Conseil supérieur de l’éducation. L’organisme a émis un avis défavorable aux deux récréations de 20 minutes qui doivent être obligatoires à la rentrée. On peine déjà à assurer un service de traversier au Québec, si on est incapable de légèrement augmenter le temps de récréation dans les écoles, autant jeter la serviette pour tout le reste !

Benoit Charette, CAQ

puits inactifs
Photo Agence QMI, Simon Clark

Le ministre de l’Environnement a annoncé des mesures de contrôle de la gestion des terres contaminées. Depuis quelques années, des reportages ont fait état de la présence du crime organisé dans une industrie digne du Far West. Nous saluons ce pas en avant et attendons la suite : la réforme du Fonds vert !

En vrac

1

Nombre de questions posées par Québec solidaire sur la laïcité depuis le dépôt du projet de loi 21. Manon Massé avait affirmé que son parti serait « l’opposition officielle sur cette question ».


Le symbole que l’on ne veut plus voir lors de manifestations 

puits inactifs
Photo Agence QMI, Simon Clark

La croix gammée


Le coup de gueule

puits inactifs
Photo Agence QMI, Simon Clark

« Quand j’ai demandé aux gens des délégations à l’étranger si les exportations avaient augmenté au cours des cinq dernières années, ils n’avaient même pas de réponse à me donner. Ça ne les intéressait pas. » – François Legault