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Un gars de Québec aux côtés des meilleurs apnéistes au monde

Il se prépare à participer aux championnats du monde en France

Guillaume L'Ecuyer
Photo courtoisie Guillaume L’Ecuyer compare ses plongées en apnée à une expérience unique sur le plan psychologique. « Je décris ça comme un raccourci pour méditer », précise-t-il.

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La plongée en apnée gagne en popularité partout dans le monde parmi les sports aquatiques et le Québec n’échappe pas à cette tendance. Guillaume L’Ecuyer, un courtier immobilier de 38 ans, repoussera ses limites aux côtés des meilleurs apnéistes lors des championnats du monde d’apnée en profondeur en septembre prochain, un peu plus de deux ans seulement après s’être initié à ce sport.

L’homme de Québec, dont le meilleur résultat a été une immersion à 38 mètres sous l’eau, participera avant tout à cette compétition à Villefranche-sur-Mer, sur la Côte d’Azur, pour augmenter son niveau d’expérience. Quatre autres concurrents du Canada l’accompagneront.

« Je ne vais pas là dans l’optique d’obtenir une place [sur le podium], mentionne-t-il dans ses bureaux du Vieux-Port. On ne s’improvise pas champion du monde. Je vais là pour l’expérience et pour une perspective à long terme. »

Il existe quatre disciplines en apnée (statique, dynamique avec et sans palmes, et profondeur). Les trois premières sont pratiquées dans une piscine. Celle grâce à laquelle Guillaume se rendra en France est divisée en trois catégories, mais dans la plupart des cas, il faut parcourir la plus grande distance verticalement sous l’eau.

Méditation

Guillaume a toujours adoré retenir sa respiration sous l’eau et c’est après avoir pris part à un camp d’initiation en Égypte qu’il a eu la piqûre. Depuis, il est devenu membre du Club d’apnée sportive de Québec (CASQ) qui est l’un des seuls de la province à offrir des cours certifiés par l’Association internationale pour le développement de l’apnée (AIDA).

« À la base, j’ai toujours aimé retenir mon souffle, depuis que je suis très jeune. Il y a deux ans, j’ai décidé de prendre des vacances et ça faisait longtemps que je contemplais la possibilité de suivre des cours, souligne-t-il.

« J’avais déjà suivi des cours de plongée avec bouteille et j’avais entendu parler d’un endroit qui s’appelle Dahab, en Égypte, qui est la Mecque de l’apnée. J’y suis retourné en m’inscrivant dans une école pendant trois semaines en février 2017. »

Il n’hésite pas à comparer ses plongées à une expérience unique sur le plan psychologique.

« Je décris ça comme un raccourci pour méditer. En méditation, on peut essayer pendant une demi-heure, une heure, pour atteindre un état de relaxation et de zénitude, alors qu’on pense dans le présent. En apnée, avec la pression de l’eau et l’environnement, ça fait qu’on y arrive en quelques secondes ou en quelques minutes. »

S’il excelle en apnée en profondeur, Guillaume L’Ecuyer pratique aussi les autres disciplines qui apportent chacune leur défi pour le corps.

« En piscine, on va sentir le diaphragme et les contractions, mais en profondeur, les contractions, on les sent beaucoup moins, alors il n’y a pas un sentiment qu’il faut remonter ou un sentiment qu’il faut inspirer. On connaît notre corps et la routine. »

Entraînement exigeant

Les apnéistes se soumettent à des entraînements hypoxiques pour améliorer leur performance.

La capacité moyenne des poumons d’un être humain est de 6 L, laquelle peut passer à 10 L chez certains spécialistes d’élite.