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5 constats: la magie de Tiger a encore opéré

Tiger Woods n’a pas caché sa joie après avoir mis la main sur les grands honneurs du Tournoi des Maîtres, dimanche.
Photo AFP Tiger Woods n’a pas caché sa joie après avoir mis la main sur les grands honneurs du Tournoi des Maîtres, dimanche.

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Pour la première depuis longtemps, j’ai décidé de m’installer devant ma télévision pour suivre la dernière ronde du Masters. Si Tiger Woods n’avait pas été dans la course aux grands honneurs, je ne l’aurais pas fait.

C’est ça, Tiger Woods. Il est le type d’athlète qui a un pouvoir d’attraction hors du commun. Et ce, malgré ses déboires des dernières années. À Augusta, on a revu celui qui a conquis le cœur de tous les golfeurs dans les années 2000.

Lorsqu’il est à la chasse pour un titre majeur, une magie opère et tous ses coups deviennent spéciaux. Dimanche, c’était incroyable de voir les mouvements de foule qui se déplaçait pour épier sa performance. Sans compter les cotes d’écoute qui ont dû être parmi les meilleures au cours des dernières années.

Pas de doute, la magie de Tiger Wooods opère encore. C’est une bonne nouvelle pour la PGA, mais aussi pour son sport. Au Québec, le golf a connu de belles années en termes d’inscriptions et de rondes jouées lors des années fastes de l’Américain.

La nouvelle génération, menée par les Jordan Spieth, Jason Day, Brooks Koepka et Justin Thomas, est très solide, mais n’a pas encore réussi à avoir le même pouvoir d’attraction que Woods. Un jour, peut-être. Ils ont le talent pour émerveiller les amateurs.

Bien gérer la pression

Sur le parcours d’Augusta, on a revu le Woods des beaux jours. Celui qui était confiant lors de son approche de balle. Celui qui était intimidant pour ses adversaires lorsqu’il se présentait au tertre de départ.

Dimanche, il a encore prouvé qu’il pouvait être le golfeur des grandes occasions. Après 14 trous, il y avait quadruple égalité au sommet et tout était ouvert. Woods a passé le knock-out aux trois autres golfeurs avec des oiselets aux 15e et 16e. Il a laissé aller ses élans comme dans le temps. C’était beau à voir.

Ce cinquième veston vert en carrière, son premier titre majeur depuis 2008, c’est celui de la rédemption. On l’a constaté dans sa réaction après son dernier roulé. Je vais aussi retenir ses accolades avec ses enfants dans les secondes après sa victoire. Touchant !

Pauvre Molinari

Francisco Molinari menait après les trois premières rondes. Il était devant Woods et Tony Finau par deux coups. Tout baignait dans l’huile pour l’Italien. C’était avant le 12e trou.

Sur une normale 3, Molinari a envoyé sa balle à l’eau sur son coup de départ. Son visage disait tout. Stupéfaction et désolation. Il a cassé sur le plan mental. Il n’a plus été le même par la suite.

Puis, il a dit adieu au veston vert au 15e avec un autre double boguey. Il a de nouveau envoyé sa balle à l’eau. Molinari a regardé au ciel en signe de découragement.

Ça m’a rappelé la débandade de Jean Van de Velde lors de l’Omnium britannique en 1999. Le Français s’était écroulé au dernier trou de son tournoi pour laisser filer la victoire. Un scénario digne de Hollywood.

Van de Velde ne s’est jamais relevé de cette dure journée au bureau. On verra si Molinari sera en mesure de le faire.

2. Bouchard a implanté des bases intéressantes avec le Rocket

Tiger Woods n’a pas caché sa joie après avoir mis la main sur les grands honneurs du Tournoi des Maîtres, dimanche.
Photo Martin Alarie

Le Rocket fera son bilan lundi matin à la Place Bell. À l’instar du grand club, il ne faut pas s’attendre à de grandes déclarations de la part des joueurs ou de l’entraîneur-chef Joël Bouchard. Même si la filiale du Canadien a encore raté les séries, un changement de culture s’est opéré à Laval cette saison. C’est de bon augure pour les jeunes espoirs du Canadien qui feront le saut dans la Ligue américaine la saison prochaine. Toutefois, il reste du travail à faire avec les autres.

3. Dicaire a lancé un message important

Tiger Woods n’a pas caché sa joie après avoir mis la main sur les grands honneurs du Tournoi des Maîtres, dimanche.
Photo Martin Chevalier

J’ai assisté au combat entre Marie-Ève Dicaire et Mikaela Lauren samedi au casino. Dicaire a fait le nécessaire pour demeurer championne. Elle a appliqué le plan B de son entraîneur Stéphane Harnois à la lettre. Comme plusieurs boxeurs techniques, Dicaire est capable de faire mal paraître des cogneuses comme Lauren. C’est ce qui est arrivé. Ne soyez pas surpris de la voir devant les caméras d’ESPN, le 28 juin prochain, en sous-carte du combat de retour de son bon ami Eleider Alvarez.

4. Lomachenko a oublié sa loyauté

Tiger Woods n’a pas caché sa joie après avoir mis la main sur les grands honneurs du Tournoi des Maîtres, dimanche.
Photo AFP

Ça m’a frappé lorsque j’ai vu les faits saillants de la victoire de Vasyl Lomachenko. Ses gants. Le meilleur boxeur « livre pour livre » au monde ne portait pas ses traditionnels Rival . Il avait plutôt des gants de marque Venom. Cette compagnie est surtout reconnue dans les arts martiaux mixtes. J’ai appris que « Loma » a signé un contrat qui lui rapporte 30 000 $ par mois pour utiliser cette marque. Lomachenko s’est blessé à deux jointures. Première blessure à une main depuis le début de sa carrière. Hasard ou pas ? Ça ne serait pas arrivé avec des gants québécois.

5. TKO : un univers bien différent de la boxe

Tiger Woods n’a pas caché sa joie après avoir mis la main sur les grands honneurs du Tournoi des Maîtres, dimanche.
Photo Martin Chevalier

J’ai couvert le gala TKO47 mettant en vedette Charles « Air » Jourdain. J’ai eu un choc. L’ambiance est tellement différente par rapport à ce que je vois lors des galas de boxe. Les amateurs sont plus attentifs à ce qui se passe dans l’octogone et ne veulent rien manquer des projections au sol, des tentatives de soumissions ou des échanges musclés. Avec mon collègue Réjean Tremblay, j’ai passé une belle soirée et on pourrait remettre cela bientôt.