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Jason Kenney promet que Vancouver sera carboneutre en 2020... en leur coupant l’essence

Jason Kenney promet que Vancouver sera carboneutre en 2020... en leur coupant l’essence
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

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Le candidat conservateur Jason Kenney a menacé de couper l’approvisionnement en pétrole à la Colombie-Britannique s’il est élu alors que la province voisine s’oppose toujours au projet d’extension du pipeline Trans Mountain.

Vendredi soir, lors d’un rassemblement à Edmonton et à trois jours des élections albertaines, le chef du Parti conservateur unifié a une nouvelle fois promis de «fermer les robinets» d’essence, «dans l’heure» suivant son assermentation comme premier ministre, en reprenant une promesse électorale du maire néo-démocrate de Vancouver, Kennedy Stewart.

«Le maire NPD de Vancouver a dit qu’il voulait que Vancouver soit carboneutre en 2040. Eh bien, si le gouvernement néo-démocrate continue de bloquer notre énergie, nous serons heureux de rendre Vancouver carboneutre en 2020», a-t-il déclaré à la foule.

Kennedy Stewart soutient les mesures visant à réduire drastiquement les émissions de gaz à effets de serre d’ici 2040, dont celles proposées par le gouvernement de rendre les voitures propres d’ici la même échéance.

Jason Kenney a vertement critiqué les contestations judiciaires de la Colombie-Britannique contre l’extension du pipeline Trans Mountain, dont le premier ministre John Horgan et plusieurs maires de la province du Pacifique, notamment Kennedy Stewart, ont juré d’y mettre fin.

Le bureau du maire a refusé de répondre aux commentaires de Jason Kenney, mais le conseiller municipal Pete Fry a déclaré que le chef du parti ne faisait que s’adonner au jeu politique.

«Cela ressemble à de la rhétorique assez irréfléchie, a déclaré Fry à CTV News. Nous avons le plus grand port du Canada. Nous sommes la porte d’entrée du Pacifique. Nous ne sommes pas là à jouer les uns contre les autres avec ça.»

S’il était construit, le projet de pipeline de Trans Mountain triplerait la capacité de distribution du pétrole de l’Alberta vers la Colombie-Britannique.

Le gouvernement fédéral na pas encore donné son feu vert au projet, nationalisé par Justin Trudeau en 2018, malgré le dernier rapport de l’Office national de l’énergie qui recommande sa construction.