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Le ministre en chef du Pendjab critique Justin Trudeau

Le ministre en chef du Pendjab critique Justin Trudeau
AFP

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Le ministre en chef de l’État du Pendjab en Inde a critiqué le gouvernement fédéral pour avoir supprimé une référence à «l'extrémisme sikh» dans un rapport sur le terrorisme.

Le capitaine Amarinder Singh a affirmé dimanche que le premier ministre Justin Trudeau «joue avec le feu avec cette décision» qu’il considère comme «mal avisée», selon le quotidien «Times of India ».

Le ministre en chef du Pendjab, un État à majorité sikhe, a estimé que cette décision avait été motivée pour plaire à l’électorat sikh au Canada en vue du scrutin fédéral de l’automne prochain.

«C’est évident que Trudeau a voulu se protéger en vue des élections à venir au Canada, cédant à la pression dans son pays. Lors de ce processus, il a de manière flagrante ignoré les impacts négatifs que cela pourrait avoir sur l’Inde et sur la stabilité géopolitique», a ajouté celui qui avait rencontré Justin Trudeau lors du controversé voyage du premier ministre fédéral l’an dernier.

Changement dans le rapport

Amarinder Singh réagissait ainsi à la mise à jour, publiée vendredi soir par le ministère de la Sécurité publique du Canada, qui éliminait la référence à «l'extrémisme sikh». Le ministère a indiqué qu'il utilisera désormais la formule: «extrémistes qui préconisent la violence pour établir un état indépendant à l'intérieur de l'Inde plutôt qu'une terminologie qui attaque involontairement une religion entière».

La publication, en décembre 2018, du «rapport public sur la menace terroriste pour le Canada» avait suscité la colère de l'importante communauté sikhe au Canada, car il citait pour la première fois «l'extrémisme sikh» parmi les principales menaces terroristes contre le Canada.

Le ministre de la Sécurité publique avait alors indiqué qu'il demanderait un réexamen de certaines formulations du rapport en soulignant qu'il ne fallait «jamais associer une communauté en particulier ou des religions entières à l'extrémisme».

- Avec l’AFP