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[PHOTOS] Quelques centaines de personnes dénoncent le projet de loi 21 à Côte-Saint-Luc

[PHOTOS] Quelques centaines de personnes dénoncent le projet de loi 21 à Côte-Saint-Luc
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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 CÔTE-SAINT-LUC – Les organisateurs d’une manifestation contre le projet de loi 21 dans Côte-Saint-Luc ne voulaient pas parler des propos controversés du maire d’Hampstead William Steinberg, qui brillait par son absence dimanche.

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TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

 Plus de 200 personnes ont manifesté leur mécontentement au sujet du projet de loi 21, lors d’un rassemblement à Côte-Saint-Luc, dans l’ouest de l’île de Montréal. Le maire de l’endroit, Mitchell Brownstein, qui agissait à titre de maître de cérémonie, a refusé de revenir sur les propos controversés du maire d’Hampstead, William Steinberg.   

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Ce dernier avait comparé le projet de loi à une forme de «nettoyage ethnique» pacifique il y a une dizaine de jours, et a refusé de s’excuser depuis.  

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TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

«On discute aujourd’hui des problèmes de la loi et on va de l’avant. On ne parle plus de ça», a répété le maire Browstein. Le maire Steinberg devait initialement prendre la parole dimanche, mais brillait par son absence, qu’il avait préalablement annoncée de peur d’attirer toute l’attention sur lui.    

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 Certains manifestants étaient toutefois ouverts à discuter de la question, dont Bryna Gartenberg, dont le défunt conjoint était un survivant de l’holocauste. Elle est en accord avec les propos de Steinberg.    

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TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

«C’est très important pour moi de dire que ce qui se passe actuellement indique que nous ne sommes pas désirés [au Québec]», a dit la professeure d’histoire retraitée.

De passage à Montréal en fin de journée, le premier ministre François Legault s’est dit certain que le débat allait se poursuivre dans le respect. Il a ajouté qu'il n’est «pas impossible» que le projet de loi soit ajusté.

«Je pense que la position qu’on a défendue est déjà une position de compromis», a-t-il cependant dit.  

Autre manifestation en après-midi 

Quelques centaines de manifestants opposés au projet de loi sur la laïcité se sont donné rendez-vous au parc Émilie-Gamelin en vue d'une marche visant à dénoncer les impacts de la loi. 

Sur place, plusieurs organismes et militants dénonçaient le projet de loi. Deux femmes musulmanes souhaitant devenir professeure ont, ainsi, dénoncé en entrevue à TVA Nouvelles être obligés de devoir faire un choix entre le port du hijab et leur profession. 

Le philosophe Charles Taylor, qui avait coprésidé la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, a donné son appui aux manifestants. Selon lui, le projet de loi n'est pas modéré, comme le soutien le gouvernement Legault. 

«S'il y a une personne qui est visée, ce n'est pas modéré. [...] Pour les droits humains, ça doit être universel. Une personne, c'est trop. C'est pour tout le monde ou c'est pour personne», a-t-il affirmé en point de presse. 

«Pour nous défendre, il faut une solidarité indéfectible, que tout le monde se mette derrière pour combattre ça. C'est pour ça que je suis ici», a-t-il poursuivi.