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Un nouveau palier pour Marie-Ève

Gala de boxe Dooly’s groupe GYM
Photo Martin Chevalier À la manière du champion olympique Usain Bolt, Marie-Ève Dicaire a souligné sa victoire sous le regard amusé d’Yvon Michel.

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À la toute fin, après le son de la cloche du dixième et dernier round, tout le monde savait que Marie-Ève Dicaire avait gagné son combat. Elle était enfin une championne crédible qui venait de livrer une vraie bataille contre une aspirante au grand cœur.

À la toute fin, Mikaela Lauren s’est rendue dans le coin de Dicaire pour féliciter ses entraîneurs. En bonne sportive. Et c’est ce qui rend la boxe si spéciale, Samuel Décarie l’a accueillie avec une serviette et a épongé un filet de sang qui coulait près de son œil.

Ça complétait quelque chose de beau. Une belle défense de titre entre une jeune femme de 32 ans, bonne tacticienne sans une énorme force de frappe et une vétérane de 43 ans qui l’a pourchassée toute la soirée.

Par moment, on aurait dit une reprise de Billy Joe Saunders contre David Lemieux. Mikaela qui pourchassait constamment la championne et une Marie-Ève, bien appuyée sur un long jab, qui esquivait les attaques en accrochant ou en reculant.

Mais en donnant suffisamment de coups pour remporter la plupart des rounds. J’avais une carte de 98-92 comme la plupart de mes confrères.

UN BON SPECTACLE

La finale a été enlevante. Et les 500 spectateurs réunis au Casino en ont eu pour leur argent. Avec la finale en tous les cas.

Marie-Ève Dicaire va maintenant jouir d’une crédibilité qui lui manquait. Oui, elle était chaleureuse, intelligente et charismatique en entrevue, mais comme boxeuse, il lui manquait un vrai défi. C’est fait, et elle a bien joué son rôle de championne.

Je discutais avec Martin Tremblay, le patron du Centre Vidéotron, et il estimait qu’une bonne performance de Mme Dicaire lui permettrait d’atteindre un nouveau palier. Le statut qui permet de vendre des tickets.

Après la soirée d’hier, M. Tremblay est convaincu que Marie-Ève peut maintenant être une tête d’affiche dans une salle plus grande que le Casino : « Nous l’avons reçue au Centre Vidéotron et la réaction des gens a été plus que polie. C’était chaleureux et admiratif », a-t-il dit.

C’était la première fois que je suivais un de ses combats avec plein d’intérêt de la première minute jusqu’à la dernière.

À MORT LES HABITANTS !!!

La chronique facile, c’est d’écrire « pauvres premières nations et à mort les Redmen » puisque ça s’inscrit dans la tendance à la mode qui favorise la réécriture de l’histoire et des évènements pour les rendre politiquement corrects.

Attila et les Huns n’étaient pas des barbares qui ont mis à feu et à mort la moitié de l’Occident de l’époque. Ils étaient des mésadaptés sociaux mal soignés par leurs mères.

Je n’ai jamais trouvé que le nom Redmen était insultant et discriminatoire. C’est le même principe avec les Blackhawks ou les Indians de Cleveland. Ce sont des équipes sportives et on les a surnommés avec des mots en relation avec les premières nations pour souligner le courage et la détermination de leurs guerriers et combattants. C’est aussi pour cette raison qu’il y a des Lions, des Tigres, des Ours ou des Tigres-Chats dans le sport.

Va-t-on lancer la Société protectrice des animaux (SPCA) à leurs trousses ?

GO HABS GO !

Mike Babcock aura donc été le coach des Triple XXX de McGill dans sa carrière universitaire. Son cv devra être récrit en même temps que l’histoire.<

Par ailleurs, vous connaissez tous le cri de ralliement des fans anglos du Canadien. Quand ils se mettent à hurler Go Habs Go...

À l’origine, le Canadien avait été fondé pour défendre les intérêts des Canadiens français. Vous allez me dire que ça a bien changé, mais c’est une autre histoire. Les Anglos ont pensé à l’époque que le « H » dans le CH désignait les « habitants », le surnom que portaient les cultivateurs en particulier et les ouvriers en général francophones.

Fait que je devrais trouver insultant que l’on se serve du nom donné aux porteurs d’eau d’une période dont il faudrait récrire l’histoire si on veut rester dans la tendance ?

Mais la vérité, c’est que les « habitants » étaient pauvres, mal instruits et à la botte des contremaîtres anglais. C’était bien avant la Révolution tranquille.

On va donc interdire le Go Habs Go parce qu’il est offensant ?

Ben voyons donc.

Si McGill veut être dans la tendance... pas obligé que tout le monde soit aussi tôton.

BRAVO JiC ET L’IMPACT

Quelle bonne idée que ce brunch animé par Jean-Charles Lajoie hier avant-midi. C’était une façon formidable de souligner l’ouverture à Montréal de la saison de l’Impact. Surtout que l’émission était présentée tant à TVA Sports qu’au grand réseau.

Un samedi matin, décider de présenter une émission spéciale sur l’Impact au lieu d’une reprise d’un film, c’est à la fois audacieux et généreux.

J’ai beaucoup aimé l’entrevue avec le président Kevin Gilmore et surtout la visite des Partants, les animateurs Jean-Philippe Bertrand et Charles-Antoine Sinotte. Bertrand portait son bébé de deux mois sur son ventre et c’est le bébé qui a mis fin à l’entrevue. Belle façon de rappeler qu’un peu d’air printanier ne peut faire de tort à un bébé vigoureux.

Et puis, c’était bien de voir Bertrand se retrouver un peu plus dans la lumière. Le jeune Sinotte a tendance à prendre souvent beaucoup de place dans ce beau petit couple. J’aime beaucoup les connaissances et le vécu historiques de Jean-Philippe Bertrand. Nous rappeler les débuts plus qu’humbles de l’Impact était passionnant.

Merci au bébé...