/sports/golf
Navigation

5 sacres marquants du Tigre

Coup d'oeil sur cet article

AUGUSTA | « Avoir cette chance de revenir à Augusta et de gagner de cette façon, c’est la plus grande de mes victoires », a déclaré Tiger Woods dimanche soir. Après tout le chemin parcouru ces dernières années, rien ne pouvait égaler cette performance. Et pourtant, l’homme aux 15 sacres majeurs a écrit de glorieuse façon plusieurs des 14 chapitres précédents. Dominant, intimidant sur le parcours et parfois même émotif, il a livré de furieuses batailles. Voici le palmarès de cinq mémorables championnats du Grand Chelem. 

1. Tournoi des Maîtres 2019 

15e majeur 

Woods n’était jamais revenu de l’arrière alors qu’il n’était pas le meneur ou comeneur à l’aube de la ronde finale dans un tournoi majeur. Il a mis fin à une traversée du désert de 11 ans sans sacre majeur, lui qui n’avait pas enfilé de veston vert depuis 2005. Dans une lutte dramatique sur le retour du Augusta National, il est resté patient en collant à son plan. Les Bobby Jones, Sam Snead, Arnold Palmer et compagnie l’ont récompensé au Amen Corner quand Francesco Molinari et ses rivaux ont frappé à l’eau. Il s’est hissé au sommet d’un tableau complètement congestionné par les grands golfeurs de la scène mondiale. 

2. Tournoi des Maîtres 1997 

1er majeur 

Le Tigre a secoué la planète golf et surpassé les plus grands noms de l’histoire à seulement 21 ans. Il a survolé le plateau en affichant un score cumulatif de -18, 12 coups devant Tom Kite. Cet écart tient toujours au sommet des records du tournoi. Quant au score final, Jordan Spieth l’a rejoint en 2015. On se souviendra de cette image empoignant son père Earl à sa sortie du vert. Le paternel lui avait donné une leçon de putting la veille de la première ronde. Il gagna le Masters de 2005 dans des circonstances aussi spectaculaires. 

3. Omnium des États-Unis 2000 

Pebble Beach – 3e majeur 

Woods n’a fait qu’une bouchée de ses adversaires à cette première conquête du US Open. En remportant son premier Omnium américain, il a établi un record absolu en devançant ses proches rivaux par 15 coups. Dans cette plus grande domination de l’histoire des tournois du Grand Chelem, il avait été le seul à jouer sous la normale (-12) en ramenant trois cartes de moins de 70. La dernière sans boguey d’ailleurs. Son score total de 272 coups égalait le record de Jack Nicklaus, Lee Janzen et Jim Furyk, établi sur des parcours à normale 70. 

4. Omnium des États-Unis 2008 

Torrey Pines – 14e majeur 

 Dans une pièce d’anthologie du golf qu’il remporte au premier trou supplémentaire après la prolongation de 18 trous face à Rocco Mediate, il complétait pour la troisième fois de sa carrière un Grand Chelem. Woods s’était forgé une avance confortable de trois coups à l’aller, mais Mediate l’avait rejoint sur le retour. Sur une jambe au 91e trou, le Tigre avait réussi un coup formidable lui assurant la normale pendant que son rival inscrivait un boguey. Il annonça la fin de sa saison par la suite puisqu’il devait subir une chirurgie au genou. 

5. Omnium britannique 2006 

Royal Liverpool – 11e majeur 

 En deuil de son père décédé des suites du cancer le 3 mai, il défend son titre en appliquant un jeu frôlant la perfection. Il résiste à la poussée finale de Chris DiMarco et l’emporte par deux coups. Après son dernier roulé, il fond en larmes sur l’épaule de son cadet Steve Williams, comme c’est sa première victoire depuis le décès de son père. « Ç’a débordé. Ce sont les émotions de ce que mon père représente pour moi et ce sport. J’aurais tellement souhaité qu’il me voie gagner une fois de plus », avait-il déclaré à l’époque.