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Ancien hôpital Royal Victoria: plus d'itinérants que de lits disponibles

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L'unité de débordement temporaire située dans l’ancien hôpital du Royal Victoria, qui offre un lit aux personnes en situation d’itinérance, a elle-même excédé sa capacité à quelques reprises pendant les trois mois d’ouverture à Montréal.

Alors que l’endroit ferme ses portes lundi, le taux de fréquentation du refuge de dépannage a confirmé la nécessité d'ajouter cette mesure aux ressources déjà existantes. Plus d’une centaine de personnes en situation d’itinérance étaient présentes pour bénéficier d'un lit lors de plusieurs nuits du mois de mars, dépassant les 80 places disponibles.

Durant la nuit la plus achalandée, 103 sans-abris ont été accueillis. Des lits de camp supplémentaires ont été installés afin de remédier à la demande plus grande que prévu.

«Le service a vraiment fait ses preuves en mesure de débordement, a indiqué Matthew Pearce, président et chef de la direction à la Mission Old Brewery. Si on peut ajouter pendant l’hiver autour de 80-90 lits, on va régler la question de débordement dans les refuges d’urgence.»

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal (CCSMTL) et la Ville de Montréal avaient annoncé l’ouverture de 80 lits sur le site de l'ancien hôpital afin de soulager le débordement des refuges pour la période hivernale.

Cette ressource, ouverte avec le soutien de plusieurs partenaires communautaires, se voulait à haut seuil d'accessibilité et accueillait les hommes, les femmes, les personnes transgenres et les animaux.

«À reconduire»

Selon le CCSMTL, une moyenne de 75 personnes par nuit a utilisé la ressource. Durant les 85 premières nuits, 6336 personnes ont utilisé l'unité de débordement.

Le refuge de dépannage est «à reconduire l’an prochain», a expliqué M. Pearce. «La question, selon moi, ce n’est plus si ça va ouvrir. C’est plus où ça va ouvrir, et quelles sont les conditions d’accès.»

Justin Meloche, porte-parole du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, a mentionné que «les travaux de planification de l’ensemble des partenaires se poursuivent pour les hivers subséquents».

Peu d’animaux

L’achalandage a démontré que «très peu de personnes» se sont présentées avec des animaux de compagnie.

«Ça a contré l’argument comme quoi on a besoin d’une ressource dédiée aux personnes avec des animaux de compagnie», a expliqué M. Pearce.

«Non, on n’en a pas besoin», a-t-il poursuivi. Selon lui, environ 3 chiens différents ont fréquenté le refuge, ainsi que des chats et des rats de compagnie.