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Des Penguins face à la réalité

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Photo AFP Sidney Crosby passe à proximité du banc des Islanders, alors qu’ils célèbrent le but dans un filet désert d’Anders Lee, marqué quelques instants plus tôt.

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Sont-ils trop vieux ? Peut-être. Les Penguins de Pittsburgh sont au bord du précipice. Ils ne sont plus qu’à une défaite de ranger les équipements... et encore, ils risquent l’élimination sans remporter une seule victoire.

Les Islanders de New York, lesquels sont plus jeunes et fringants, ont entraîné les Penguins vers la réalité.

Les éléments conduisant vers la réussite dans une ligue où la parité fait des ravages incroyables chez les formations cherchant à respecter la philosophie des dernières années ne sont plus les mêmes.

Certes, le talent est la qualité essentielle. Mais, pour le reste, tout repose sur la jeunesse, la rapidité, l’exécution. Le talent ne suffit plus.

Il faut un encadrement qui s’accorde avec les exigences d’un hockey qui subit chaque année des changements importants.

Sidney Crosby est toujours ce compétiteur féroce. Mais les Penguins devront maintenant analyser en profondeur leur organisation et apporter des changements qu’on n’avait sûrement pas envisagés il y a deux ans.

Des changements qui pourraient impliquer des joueurs comme Phil Kessel. Peut-être Evgeni Malkin, qui sait ?

Les Islanders mènent la série 3-0, ils sont en parfait contrôle de la situation. En aucun moment, dans cette série, ils n’ont été inquiets. Ça dit tout sur la situation des Penguins.

Kadri, l’indésirable ?

On pourrait discuter pendant de longues minutes de l’interprétation du livre des règlements quand s’ébranlent les séries éliminatoires.

Pourquoi faut-il que le degré de tolérance s’amenuise au point d’encourager le ridicule dans l’application des règlements ? Le sujet revient chaque printemps.

Brad Meier et Trevor Hanson, les deux arbitres impliqués dans le match de samedi entre les Bruins de Boston et les Maple Leafs de Toronto n’ont rien fait pour que la situation dégénère.

Auraient-ils pu éviter l’attaque de Nazem Kadri sur Jake DeBrusk ?

On peut toujours le présumer, mais il ne faut pas oublier que Kadri a une mauvaise réputation. C’est un récidiviste. Quatre fois au cours de sa carrière il a défié l’autorité par ses actions.

À la lumière des événements, il pourrait avoir disputé son dernier match avec les Maple Leafs de Toronto. « Je ne laisserai jamais un adversaire molester un coéquipier, » a-t-il clamé.

Désolé Nazem, mais la mise en échec à l’endroit de Patrick Marleau était dans les règles de l’art. Bien appliquée.

Kadri a perdu la tête et a laissé tomber ses coéquipiers, pour une deuxième saison de suite. Cela devrait faciliter la tâche des décideurs des Leafs, relativement à leur association avec Kadri.

MacKinnon : superbe

Ne ratez pas l’occasion, si vous le pouvez, de regarder la série entre les Flames de Calgary et l’Avalanche du Colorado. Ce ne sont pas des formations que vous avez l’occasion de voir à l’œuvre bien souvent, et c’est pour cette raison que je vous invite à le faire. Vous aurez l’occasion d’épier un joueur spectaculaire, un compétiteur et surtout un grand leader.

L’Avalanche du Colorado, c’est l’équipe de Nathan MacKinnon. Sa vitesse est comparable à celle de Connor MacDavid. Il va appliquer une bonne mise en échec si l’occasion se présente. Il oblige l’adversaire à jouer sur les talons à chacune de ses présences sur la patinoire.

Jared Bednar, qui a eu ses différends avec son joueur étoile au cours de la saison régulière profite pleinement des attributs de MacKinnon. Il a joué 25 minutes et plus lors des deux premiers matchs disputés à Calgary. Pendant ce temps, Bill Peters, le vis-à-vis de Bednar, s’entête à n’utiliser que Mikael Backlund contre MacKinnon, mais du même coup, réalise-t-il qu’il limite le temps d’utilisation de ses deux meilleurs pointeurs, Johnny Gaudreau et Sean Monahan ?

Est-il conscient également qu’avec moins d’une minute à faire dans le match, avec une mise en jeu dans le territoire de l’Avalanche, c’est une occasion unique d’envoyer dans la mêlée les joueurs qui ont mené les Flames en attaque pendant toute la saison ? Il a préféré s’en remettre à son deuxième trio.

MacKinnon a tranché le débat avec le but en prolongation, en défiant la défensive des Flames et le gardien Mike Smith. Un but spectaculaire par un joueur déterminé et un athlète qui fonctionne à plein régime dès qu’il saute sur la surface de jeu.

Heiskanen la recrue

Elias Pettersson devrait gagner le trophée Calder. Cependant, il y a un jeune défenseur de 19 ans, évoluant au Texas, qui ne manque pas d’attirer les regards. Miro Heiskanen n’a pas tardé à gagner la confiance de son entraîneur, Jim Montgomery, qui en a fait son défenseur numéro un devant John Klingberg. Heiskanen a été le premier choix des Stars en 2017, 3e choix au total. À Dallas, on soutient qu’il devrait être considéré comme un sérieux candidat au trophée de la meilleure recrue.

Et pourquoi pas ? Il a joué les 82 matchs de son équipe. On se tourne vers lui pour les missions les plus délicates. Il joue en moyenne près de 24 minutes par match et il est de loin le meilleur défenseur de son équipe pour relancer l’attaque.

Heiskanen et Jordan Binnington, le gardien des Blues de St. Louis, ont largement contribué aux succès de leur formation respective. Qui plus est, ils sont toujours impliqués dans une compétition féroce, alors que les Canucks sont en vacances.

Cela n’enlève rien à la contribution de Pettersson. Pas du tout. Sauf que Heiskanen et Binnington ont changé la donne.