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Il est coupable d’avoir tué son partenaire d’affaires

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Un entrepreneur ayant tué de 32 coups de couteau un partenaire lors d’une chicane d’affaires a finalement plaidé coupable d’homicide involontaire, lundi.

« Je vois le couteau et le monsieur mort, je me dis “voyons donc, qu’est-ce qu’il s’est passé ?” », avait dit André Michel Boyer lors d’une audience au palais de justice de Montréal.

Un intermédiaire

Boyer, 59 ans, était un entrepreneur en construction qui souhaitait acheter un terrain à Laval, à l’été 2015. À l’époque, il faisait affaire avec Domenico Iacono, intermédiaire avec les propriétaires des lieux.

Une promesse d’achat avait été signée, mais dans les semaines suivantes, Boyer a réalisé qu’il n’avait pas les fonds nécessaires. Cela avait attisé la colère de Iacono qui a réclamé une commission de 100 000 $.

La tension a monté d’un cran quand Iacono s’est présenté chez Boyer pour parler d’une prolongation de délais. Lors des discussions, Iacono s’est énervé, a jeté en l’air une pile de documents et s’est emparé d’un tournevis pour foncer vers Boyer.

Ce dernier a répliqué en assénant 32 coups de couteau, mais il jure ne se souvenir de rien.

« Lorsque [Boyer] se “réveille”, il s’aperçoit que Iacono gît sur le plancher, le couteau dans le dos, et lui-même est étendu par-dessus », indique le résumé des faits.

Il cache le corps

Croyant que Iacono est lié à la mafia, Boyer a tenté de dissimuler l’homicide en cachant le corps dans la voiture de sa victime, avant de l’abandonner à quelques rues de là.

Boyer a fui le pays, mais il est revenu de lui-même pour se rendre aux policiers.

D’abord accusé de meurtre, Boyer a finalement plaidé coupable à une accusation réduite, considérant la provocation de Iacono, ainsi que d’outrage à un cadavre, lundi.

Les plaidoiries sur la peine auront lieu à l’été, devant la juge Lyne Décarie. La conjointe de Iacono et leurs enfants pourraient témoigner.