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Le cri du cœur d'une jeune infirmière qui s'est enlevé la vie se répand comme une traînée de poudre

Émilie Houle a cherché de l'aide, mais personne n'a su véritablement l'aider.

Le cri du cœur d'une jeune infirmière qui s'est enlevé la vie se répand comme une traînée de poudre
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 Émilie Houle, 23 ans, s’est enlevé la vie à la fin du mois de mars. Dimanche, le cousin de la jeune femme, Jimmy, a publié sur Facebook le message laissé par celle-ci avant qu’elle ne passe à l’acte. 

 Le vibrant cri du cœur au sujet des problèmes de santé mentale s’est propagé très rapidement sur le web. En moins de 24 heures, il avait été partagé plus de 66 000 fois sur la plateforme et plus de 10 000 commentaires y ont été rédigés, la majorité étant des témoignages de sympathies à l’endroit de la famille d’Émilie Houle.   

 Émilie Houle y explique ce mal de vivre persistant avec lequel elle a composé à compter de l’âge de 12 ans.  

 «Je me demande tellement de questions. Pourquoi moi? Pourquoi je me sens comme ça? Pourquoi je n’arrive pas à m’en sortir? J’ai finalement conclus que c’était parce que je n’étais pas faite pour ça : la vie. Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre au fond. Je me sens comme une étrangère dans ce monde-ci, comme si je n’étais pas sur la bonne planète. C’est difficile à expliquer et à comprendre par quelqu’un qui ne vit pas ce mal de vivre là.»  

 Elle explique comment elle a tenté de trouver de l’aide auprès de spécialistes, mais en vain.  

 «C’est pas que j’ai pas essayé...j’ai vu des psychiatres, des psychologues, des médecins, mais aucun n’a vraiment été en mesure de m’aider réellement. J’ai toujours eu l’impression que pour eux je n’avais pas un vrai problème, que ce n’était pas prioritaire. Je trouve dommage que dans notre société la maladie mentale soit encore à ce point stigmatisée et qu’il y ait encore un grand manque de ressource pour ces personnes là.»  

 Elle précise plus tard croire que même les psychiatres ne peuvent pas comprendre les personnes aux prises avec un tel mal de vivre.  

 «En fait, je crois seulement qu’ils ne pourront jamais vraiment comprendre ce que les personnes ayant des maladies mentales vivent et c’est ce qui fait qu’elles finissent par abandonner et en venir au suicide. C’est dommage. Un psychiatre a la formation pour exercer ce métier, mais il ne pourra jamais vraiment comprendre ses patients.»    

  •  Vous pouvez lire le message complet d’Émilie Houle ici:    

  

 Si vous avez besoin d’aide  

 Ligne québécoise de prévention du suicide  

 www.aqps.info ou 1 866 APPELLE (277-3553)