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Patience avec Brook

Patience avec Brook
Photo L’Aréna du Rocket inc.

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Josh Brook portait le « C » de capitaine à sa quatrième et dernière saison avec les Warriors de Moose Jaw. Il a dominé les défenseurs la Ligue junior de l’Ouest avec 75 points. Il a endossé l’uniforme du Canada au Championnat du monde junior et il a terminé sa saison avec le Rocket de Laval dans la Ligue américaine.

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Sur le plan de l’apprentissage, Brook a fait un immense bond au cours des derniers mois. Quand Marc Bergevin parle de l’avenir du Canadien, le nom du défenseur originaire du Manitoba s’inscrit dans le même groupe que les Jesperi Kotkaniemi, Ryan Poehling, Alexander Romanov et Jesse Ylonen.

« C’est un bon sentiment de savoir que tu fais partie des plans du Canadien, a rappelé Brook lors d’une entrevue au Journal de Montréal. Ça fait du bien quand tu obtiens une reconnaissance. Mais je dois continuer à travailler sur mon jeu. C’est bien d’être décrit comme un bel espoir, mais ce n’est pas la fin. Tu veux transformer ce terme “bel espoir” pour devenir un bon joueur dans la LNH. »

Une étape à la fois

Au prochain camp du CH, Brook aura 20 ans depuis quelques mois seulement. Le défenseur droitier de 6 pi 1 po et 192 lb fera partie des jeunes joueurs qui souhaiteront cogner rapidement à la porte du grand club. Mais il n’y a pas d’urgence avec lui. Voici le principal message de Joël Bouchard qui a dirigé Brook pour les sept derniers matchs de la saison avec le Rocket.

« On laissera Marc choisir de sa destination, a dit Bouchard. Mais le joueur dicte pratiquement toujours la réponse. J’ai comme philosophie qu’il faut prendre notre temps avec nos beaux espoirs. J’aime beaucoup Josh. Il a une passion et un amour pour le hockey. Il travaille fort, il n’est pas paresseux. Je n’ai jamais à lui dire d’en faire plus. »

« Il y a parfois des jeunes avec un gros potentiel, mais qui ont un manque de vouloir, a poursuivi le coloré entraîneur du Rocket. Ce n’est pas le cas avec Josh. Je pense qu’il faut être patient. Des défenseurs de 75 points dans le junior, c’est très bon et c’est prometteur. J’avais aussi 75 points dans la LHJMQ et j’ai bûché pour atteindre la LNH. Ça ne veut pas dire qu’il deviendra un défenseur très offensif dans la LNH, même s’il pourrait aussi le faire. »

« L’offensive dans le junior et l’offensive chez les pros, ça reste deux mondes différents. Je ne veux pas retirer ce qu’il a fait à Moose Jaw. Je ne dis pas ça pour le diminuer. Mais je souhaite le laisser rentrer chez les pros tranquillement. Je compare ça au karaté. Au karaté, tu dois passer des ceintures les unes après les autres. Dans le cas de Josh, ce sera la même chose. Il a maintenant la chance de connaître la Ligue américaine en cette fin de saison. Il a aussi vécu le Championnat du monde junior, c’était une autre très belle expérience. »

Un objectif modeste

Brook a tenu un discours similaire à celui de Bouchard. Avec Shea Weber, Jeff Petry et probablement le retour en santé de Noah Juulsen, il n’y aura pas beaucoup de postes de disponibles du côté droit à la ligne bleue. Un détour par Laval semble logique pour lui.

« Mon but est de jouer chez les professionnels, a-t-il répondu sagement de sa chambre d’hôtel à Syracuse lors du dernier voyage de la saison du Rocket. Je n’ai pas encore craqué une formation, j’ai juste joué quelques matchs en fin de saison avec le Rocket. J’aimerais rester avec le Canadien, mais j’aurai probablement besoin de temps dans la Ligue américaine. Ce n’est pas une course pour atteindre la LNH. J’aurai encore besoin de m’améliorer. »

« Il n’y a aucune raison de lui pousser dans le dos, a renchéri Bouchard. Le Canadien pourrait lui donner une saison au complet dans la Ligue américaine. Même deux s’il le faut. Tu dois monter les jeunes quand ils sont prêts à performer dans la LNH. Tu ne les montes pas pour les développer. Ils doivent arriver prêts à Montréal. »

« Dans la Ligue américaine, tu peux faire des erreurs sans que ça coûte cher, a enchaîné Bouchard. Dans la LNH, la petite erreur se transforme plus souvent en un but. La AHL reste un programme de développement. Il y avait à peine 1500 personnes cette semaine pour un match à Bridgeport. Tu fais une erreur au Centre Bell, c’est devant 21 000 personnes et plus de 500 000 personnes à la télévision. Tu peux plus rapidement détruire une confiance. »