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[VIDÉO] Un Québécois évacué de Notre-Dame de Paris raconte

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 Le Québécois François Martel ne s’attendait pas à assister à l’histoire lorsqu’il est entré dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, lundi, pour une visite impromptue. Il n’a eu le temps de prendre que quelques photos avant d’être poussé vers la sortie en raison d’une alarme.

 «On est rentré à l'intérieur pour admirer la cathédrale. En même temps, il y avait une célébration. Donc, on s'est assis quelques minutes pour regarder, et là, une alarme a résonné pour nous demander de sortir parce qu'il y avait un petit problème», a raconté M. Martel en entrevue à LCN.

L'évacuation du monument s'est faite «dans la douceur et dans le calme», a précisé le touriste.

Sans réaliser l'ampleur du drame qui se préparait, le Québécois et ses proches sont allés s'attabler à un petit restaurant situé à une centaine de mètres de la cathédrale. Or, environ 5 minutes après l'évacuation, il a pu apercevoir et sentir une fumée blanche qui s'élevait du toit du monument. «Par la suite, le feu a éclaté», a-t-il relaté.

En voyant l'arrivée des services d'urgence, il a alors pris la mesure de l’importance de l’événement. Sans le savoir, il venait de prendre l’une des dernières photos de l’intérieur intact de la cathédrale.

Selon lui, environ 1000 visiteurs se trouvaient dans la cathédrale, qui était «pleine» au moment du déclenchement de l'alarme.

Le Québécois s'est retrouvé aux premières loges pour assister à l'intervention des secours. «Les pompiers ont fait le meilleur travail possible. On les a vus aller puiser de l'eau directement dans la Seine avec des bateaux de sauvetage», a raconté François Martel.

«Il y a des débris qui revolaient jusqu'à 200 mètres de distance», a ajouté le touriste pour décrire l'ampleur du brasier.

À Paris en raison du marathon qui se tenait dimanche dans la capitale française, François Martel a affirmé avoir vécu l’euphorie la veille et la tristesse aujourd’hui.

«Les gens pleuraient. En ce moment, ce sont des prières continuelles. Les gens veulent reconstruire, ne pas se laisser abattre», a assuré M. Martel.

Le Québécois a raconté que les Parisiens continuaient de se rassembler dans les environs de la cathédrale en soirée.