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70 % du réseau du métro de Montréal a atteint sa fin de vie

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MONTRÉAL | L’état des infrastructures du réseau du métro de Montréal ne s’améliore pas. Le déficit d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) frôle maintenant les 4 milliards $ et les stations commencent sérieusement à en souffrir.

Inauguré le 14 octobre 1966, alors que Jean Drapeau était maire de Montréal, le métro de la métropole est devenu le premier en Amérique du Nord à rouler sur pneus. Depuis, il y a eu des prolongements et d’importants retards de construction. Plus de cinquante ans après l’inauguration officielle, la majorité des stations commencent à montrer des signes de vieillesse.

«C’est l’ensemble des composantes des stations qui est à refaire [...] Plus de 70 % du réseau du métro de Montréal a atteint sa fin de vie», précise Alain Tremblay, directeur de projet à la STM.

M. Tremblay ajoute toutefois «que la sécurité des usagers du métro n’est pas compromise.»

Corrosion, fissures et infiltrations d’eau. Selon un expert en bâtiment, des stations semblent dans un état de vétusté jugé inquiétant.

«Plus la STM attend pour effectuer les travaux, plus la dégradation des infrastructures souterraines sera rapide. Il y a une durée de vie utile pour des installations aussi importantes et elle commence à être atteinte», explique Sylvain Brosseau, du Groupe Burex.

La STM a récemment annoncé qu’elle injectera 1,6 milliard $ afin de rénover le réseau vieillissant entre 2020 et 2025. De ce montant, 504 millions $ iront directement à la réfection d’infrastructures.

«C’est certain que la STM n’a pas le choix d’accélérer la cadence. Mais, ce qui est encourageant, c’est de voir l’effort financier qui sera fait d’ici les 10 prochaines années pour rattraper le temps perdu», constate François Pépin, président de Trajectoire Québec, un organisme de promotion des droits des citoyens en matière de transport collectif.

New York, un exemple?

À New York, aux États-Unis, un système de péage urbain sera mis en place d’ici 2021.

Les automobilistes devront payer pour rouler au cœur de Manhattan. L’argent qui sera récolté servira à désengorger la ville et à financer le métro.