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Cette autre religion

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Non, il n’est pas question ici du projet de loi 21. Non plus de la sortie hier de la mairesse Plante et du chef de l’opposition contre le projet. Même si, je me demande, comme citoyenne montréalaise en faveur de la laïcité, qui représente mon option parmi les élus ?  

En fait, je voulais vous jaser de cette autre religion, bien connue des mères et des jeunes familles : l’allaitement. Mettons ici les choses au clair, je n’allaite pas. Pour plein de raisons, que je n’exposerai pas ici. Bien que ce soit mon choix, et aussi un deuil, je dois être franche, je ressens couramment du jugement, presque un rejet de la part de certaines mères et d’inconnues rencontrées au fil de mes sorties. Dernièrement, il y en a même une qui m’a demandé : «Même pas un peu madame?» Non, pas du tout, lâchez-moi avec ça.  

Bienfaits  

On s’entend, je comprends les bienfaits de l’allaitement. La protection contre les maladies pour les petits et aussi le côté pratique, moins de stérilisation, moins de choses à transporter. Je peux aussi comprendre que dans certains pays, moins développés, l’on force presque les mères (on doit dire encourager, mais elles n’ont pas d’autres choix) pour s’assurer que le poupon puisse grandir en santé et ainsi contrer les décès infantiles. Toutefois, au Québec, si notre enfant naît en santé, avec un poids suffisant, je m’explique mal cette pression que l’on fait subir aux femmes.  

Récupérer  

Choisir le biberon m’aura probablement évité une dépression post-partum. Mon conjoint a pu prendre le relais et me laisser dormir pour récupérer plus facilement. Ce qui lui a permis de développer un lien père-enfant de grande qualité. Alors, tant qu’il n’y aura pas de loi pour bannir l’une des deux options, je nous invite à faire preuve d’ouverture et à cesser ce prosélytisme.