/24m/job-training
Navigation

L’industrie de la construction au Québec et ses emplois : bilan 2018

Silhouette Teams of Business Engineers looking for blueprints in construction sites through blurry construction sites at sunset.
sirisakboakaew - stock.adobe.com

Coup d'oeil sur cet article

Véronique Champagne, 37e Avenue

 

Après quelques années de recul, les analyses des chantiers en cours et à venir annoncent une stabilisation des activités dans l’industrie de la construction. Quels secteurs, quels métiers et quelles régions seront les grands gagnants ? Tour d’horizon.

Le nombre d’heures travaillées aurait augmenté de 1 % dans l’industrie de la construction en 2018, une croissance moyenne affectée par le secteur du génie civil et de la voirie, véritable moteur des perspectives d’emploi en construction dans la province. Ce secteur affiche en effet les seules prévisions positives (+2 %), alors que les secteurs industriel, institutionnel, commercial et résidentiel présentent un recul pour 2018.

De grands chantiers mobilisateurs

Les principaux responsables ? Les deux plus grands chantiers québécois en activité : la construction du nouveau pont Champlain et les travaux du nouvel échangeur Turcot. À eux seuls, ces deux projets dont le coût total est estimé à près de 8 milliards de dollars mobiliseront la majorité des heures travaillées dans l’industrie. Un présage de perspectives positive : l’annonce du développement du réseau électrique métropolitain, un chantier évalué à plus de 6 milliards de dollars et dont les premières pierres devraient être brassées en 2020.

Les insécurités politiques liées à nos voisins du Sud auraient quant à elles affecté à la baisse les investissements dans le secteur industriel. Les autres secteurs voient leur décroissance justifiée par une performance très positive en 2017, notamment grâce à la construction du CHUM et aux conditions économiques favorables pour les ménages qui ont encouragé les investissements résidentiels.

Les métiers les plus demandés

Compte tenu de ces prévisions, c’est sans surprise que l’on évalue que les métiers du secteur du génie civil et de la voirie devraient accumuler le plus d’heures travaillées. Les grands champions sont les arpenteurs (+4 %), les opérateurs d’équipement lourd (+4 %) et les opérateurs de pelle (+ 4 %). Manœuvres, soudeurs, monteurs-assembleurs, mécaniciens de machinerie lourde, ferrailleurs, cimentiers-applicateurs et grutiers ne devraient pas non plus manquer de boulot.

Quant aux monteurs de ligne (-11 %), aux chaudronniers (– 4 %) et aux soudeurs en tuyauterie (-7 %), ils seront moins sollicités compte tenu du recul du secteur industriel et du ralentissement des projets hydroélectriques.

Bon an, mal an, ce sont plus de 150 000 travailleurs qui œuvrent au quotidien dans l’industrie de la construction au Québec.

Les régions les plus actives

Malgré la présence de gros chantiers dans la métropole, Montréal ne sera pas la région gagnante sur le plan du nombre d’heures travaillées (-2 %), tout simplement parce que son volume de travail était déjà important en 2017. L’Estrie et la région de Québec affichent une croissance locale de +1 % chacune. Ce sont sans contredit les régions de la Baie-James et du Nunavut qui projettent la croissance la plus importante (+8 %), celles-ci ayant typiquement des taux fluctuants élevés en raison de l’impact majeur de chaque projet sur leur marché de l’emploi.

Chaque année, la nature de ces projets a certes une influence sur la demande dans chaque secteur, dans chaque métier et dans chaque région, mais le Québec d’aujourd’hui et celui de demain n’ont pas fini d’offrir de nombreuses occasions à tous ses « bâtisseurs ».